Le premier bulletin de notes de l'année est tombé, et il est gratiné… L'élève en question ? Le ministère de l'Éducation nationale, via les équipes qui s'y sont récemment succédé. Le sujet ? Les rythmes scolaires imposés aux jeunes Français. Les profs qui notent la copie ? Les experts en chronobiologie et chrono-psychologie de l'enfant. Les résultats ? Vacances : passable. Semaines : tout faux. Journées : à revoir. Bref, le travail rendu ne mérite pas même les encouragements. Ce corrigé ne surprend personne - à part, peut-être, les notés eux-mêmes. En mai dernier, dans son tout premier rapport consacré à l'enseignement primaire (de la petite section de maternelle à la sixième), la Cour des comptes pointait déjà la nécessaire refonte des rythmes scolaires, “en décalage avec les besoins des élèves”. Car ces derniers en sont les principales victimes : lors du dernier test Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de 2022, piloté par l’OCDE et destiné à évaluer le niveau des collégiens de 15 ans dans 85 pays, les jeunes Français se sont classés 23 e en mathématiques, 28 e en lecture et 26 e en sciences – des résultats médiocres. 8 SEMAINES DE CONGÉS INTERMÉDIAIRES Et selon les experts, il ne suffira pas d'un petit tour de passe-passe pour redresser la barre, le problème serait profond. “Les rythmes entiers ont été pensés au bénéfice des lobbies du tourismeet des familles les plus aisées, qui ont les moyens d’occuper les enfants le mercredi, de partir en week-end et en vacances, considère Agnès Florin, considère Agnès Florin, professeure en psychologie de l'éducation à Nantes
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Science & Vie n°1296 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus