Le ralliement de Pompée à la cause des optimates les plus intransigeants, comme Caton le Jeune, date de 50 av. J.-C. Il se concrétise par un changement d'alliance matrimoniale : la mort de Julia, fille de César et épouse de Pompée, permet à ce dernier de se remarier avec Cornelia, fille de Metellus Scipion, un optimas influent. Dans le même temps, César, figure emblématique des populares , est pressé par le Sénat d'abandonner son proconsulat et ses légions. Il transmet à Rome, par l'intermédiaire de son envoyé Curion, une proposition de compromis immédiatement rejetée. L'année 49 s'ouvre sur un décret sommant César de licencier son armée. Celui-ci réagit en franchissant le Rubicon à la tête de sa seule XIIIe légion. Au nom du Sénat, Pompée ne peut lui opposer que des troupes inexpérimentées ou dont la loyauté est discutable. Après avoir appelé des renforts, César capture Arminium à la mi-janvier, puis il s'empare des principales cités d'Étrurie et du Picénum. À la mi-février, c'est le centre de l'Italie qui passe sous sa coupe, après de simples escarmouches. Le siège et la prise de Corfinium, bastion pompéien, ruinent les espoirs de résistance du parti sénatorial. À la mi-mars, César entre dans Rome désertée par ses adversaires. À la fin du mois, Pompée et une partie du Sénat s'embarquent pour la Grèce, prenant de vitesse César, qui reste dépourvu de flotte. La route de l'Espagne passe par Massilia Le vainqueur d'Alésia opte alors pour une bascule opérationnelle radicale. Dans l'impossibilité de poursuivre ses adversaires en Grèce,
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