Alors, quoi qu'en pensent les esprits chagrins, non le piégeage des espèces dites « Esod » (espèces susceptibles d'occasionner des dégâts) n'est pas désuet, tant s'en faut. Il n'a même jamais été aussi nécessaire depuis l'expansion des zones périurbaines qui empiètent sur les territoires de la faune sauvage, favorisant ainsi l'explosion d'espèces indésirables qui ne peuvent y être, pour des motifs évidents de sécurité, régulées à tir. Trop souvent, les chasseurs ne justifient le piégeage qu'avec l'argument de mieux protéger la petite faune gibier. Et c'est sans doute pour cela qu'ils sont inaudibles, le grand public se moquant pas mal de la sauvegarde du faisan, de la perdrix ou du lapin de garenne. En revanche, il est plus attentif à celle des passereaux de son jardin ou des grenouilles de sa mare, qui sont également victimes des Esod. Raison pour laquelle nous devons aussi - et surtout - mettre en avant l'impact positif du piégeage sur la préservation de la biodiversité. Item sans titre PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ De nombreux Esod, dont les renards, mustélidés et corvidés, sont de gros consommateurs d'œufs et d'oisillons qu'ils collectent à terre, et dans les arbres quand il s'agit de martres, fouines, corneilles, geais et pies,
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