Nous sommes dans le « midi » de l'Auvergne, au sud du département de la Haute-Loire et à la frontière de l'Ardèche et de la Lozère. L'appellation est justifiée si l'on se réfère aux vestiges de cultures en terrasses visibles dans les gorges du Haut-Allier, qui ne sont pas sans rappeler des pans de montagne cévenole. Mais cette atmosphère méditerranéenne s'évanouit au cours de l'hiver, quand souffle la burle, un blizzard glacial qui amène la neige sur ces hautes terres culminant à 1 200 m d'altitude. La commune de Landos, quant à elle, affiche une autre coquetterie : elle se pare d'atours irlandais, avec ses étendues de marais, dits aussi « sagnes » ou « narces », qui sont autant de sanctuaires bécassiniers. Avec Georges Hallary, président de l'association Petit Gibier 43 et adhérent à l'Acca, ainsi que Jean-François Liabeuf, vice-président de l'Acca de Landos, nous avons rejoint l'un des quatre marais importants de la commune : celui de Charbonnier, qui jouxte un hameau du même nom. Item sans titre UN PARADIS PERDU Devant nous s'alignent ces curieuses touffes de graminées en boules ou touradons, tandis qu'en arrière-plan le mont Mézenc signale la frontière avec l'Ardèche. L'endroit prend soudain vie quand Toscane, l'un des braques français femelles de Georges
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