Plusieurs acteurs s'opposent. Nous avons d'un côté : les collectivités, des scientifiques, des chasseurs, des forestiers, des professionnels du tourisme, des services de l'État, des institutions, des gestionnaires et des naturalistes favorables à une ultime intervention humaine pour sauver l'espèce. Et de l'autre, les ONG environnementales locales et des conseils scientifiques opposés à toute action ou intervention. Ces oppositions sont d'ordre idéologique et passionnel, elles dépassent souvent tout fondement scientifique. Le « pauvre » grand tétras dans cette affaire apparaît plutôt comme un faire-valoir politique qu'un animal à défendre ou à sauver. DES VISIONS DIVERGENTES En réalité, le débat ne porte pas uniquement sur l'espèce en elle-même, mais plutôt sur des visions différentes d'aborder la gestion de la nature. Notamment, avec les dogmes du non-interventionnisme et du laisser-faire la nature, l'objectif est clair : c'est un environnement mis sous cloche, avec la protection absolue de toutes les espèces. Ces dernières doivent rester soumises à la régulation écologique, considérée comme le sacro-saint étalon de l'équilibre naturel. Le projet de renforcement des populations de grand tétras ne fut pas de tout repos pour les protagonistes. En février 2023, les conseils scientifiques nationaux et
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