Paris, janvier 1626. Sur les recommandations de ses médecins, Louis XIII signe l'acte fondateur d'un Jardin royal des plantes médicinales destiné à former les médecins et à cultiver les savoirs botaniques. Une décision à la fois scientifique, mais aussi politique. À l'époque, l'Europe compte déjà une vingtaine de jardins botaniques, notamment en Italie. Avec la création de ce lieu dans les faubourgs de Paris, le souverain entend rattraper ce retard. À la différence des autres enclaves, placées sous l'autorité des universités, celle-ci naît contre l'avis de la Sorbonne. L'enseignement, gratuit, y est dispensé en français et non plus en latin, une rupture majeure. Inauguré en 1640, le jardin élargit progressivement son champ d'études de la nature. Le comte de Buffon en double la superficie au XVIIIe siècle, André Thouin l'organise en espaces thématiques. À partir de 1714, le Jardin des plantes médicinales du roi devient Jardin des plantes royales, dépassant sa mission initiale perçue comme trop restrictive. À l'ère des explorations et autres missions scientifiques à travers le monde, les collections s'élargissent pour instruire à la botanique au sens large. Sauvé par Lakanal qui défend son intérêt pédagogique et la valeur des collections, il devient Muséum d'histoire naturelle par décret le 10 juin 1793 réunissant
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