Nous Deux - Le numéro 4113 du 27 avril 2026

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La Une de Nous Deux n°4113 du 27/04/2026

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Nous Deux 4113 Trop tard !

Trop tard !



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Nous Deux 4113 Seule ou mal accompagnée ?

Seule ou mal accompagnée ?



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Nous Deux 4113 Le bonheur est dans le pré

Le bonheur est dans le pré

Chaussée de bottes en caoutchouc, Nelly traversa la cour et se dirigea vers le hangar. Elle tira sur le verrou et fit coulisser la porte métallique. Un concert de piaillements accueillit la jeune éleveuse. D'un pas assuré, elle se dirigea vers les couveuses et vérifia les températures affichées. Rassurée sur le bon fonctionnement des appareils, Nelly alla distribuer la nourriture aux poussins qui virevoltaient sur la paille fraîchement étalée au sol. Ils se regroupèrent autour des jambes de Nelly lorsque celle-ci jeta à la volée les graines soigneusement sélectionnées. - Attention, vous finirez par me faire tomber ! Vivement que vous rejoigniez les poulettes dehors… La matinée fut ensuite bien occupée entre le nettoyage de la cour et les soins apportés aux porcs. Nelly avait repris la ferme de ses parents après que ceux-ci avaient décidé de faire valoir leurs droits à la retraite. Le travail n'était pas de tout repos, mais la jeune femme ne manquait pas de courage. Au bout de quatre années d'un dur labeur, elle était parvenue à rendre l'exploitation rentable et ses parents fiers de sa réussite. Elle savait pourtant qu'elle n'était pas à l'abri d'une difficulté, c'est pourquoi elle ne relâchait pas ses efforts. Après avoir balayé la cour, elle redressa le buste et regarda en direction du château. Autrefois, celui-ci faisait partie du domaine dont ses parents avaient hérité. Après l'avoir longtemps laissé à l'abandon, les parents de Nelly s'étaient résolus à le vendre pour ne conserver que le corps de ferme. Depuis, le château avait changé trois fois de propriétaire. Des propriétaires fantômes qui n'étaient jamais venus l'habiter, à peine avaient-ils entrepris de réhabiliter le rez-de-chaussée pour le rendre plus attrayant à l'achat. Nelly savait peu de choses sur le dernier propriétaire en date. Sans doute avait-il été séduit par la sombre bâtisse surmontée de ses deux tourelles. Il ne s'était pas encore manifesté auprès de sa voisine

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Nous Deux 4113 Hanami

Hanami

Le soleil a déjà entamé sa courbe descendante. La nuit tombe vite à cette époque de l'année, au Japon. Même si je n'ai malheureusement pas le temps de profiter pleinement du charme caractéristique qu'offre ce typique village japonais, sa beauté m'atteint en plein cœur. L'endroit fait partie de ces lieux empreints de poésie qui ont su se préserver de l'effet du temps et du modernisme galopant pour garder leur âme d'origine. Pour un être tel que moi, toujours parti aux quatre coins du monde, féru d'histoire et de littérature, cette atmosphère est un trésor inestimable. Si les pavés de la rue ont été en partie remplacés par du bitume, il s'agit toutefois d'une concession dérisoire qui n'enlève rien à l'authenticité du lieu. Les maisons mitoyennes à un étage, aux balcons étroits et aux porches décorés de bonsaïs, sont toujours en bois, et se découpent sur fond de montagne et de nature luxuriante d'un vert profond. Bien que cet ancien village féodal soit très prisé des touristes, je ne croise pas grand monde. Peut-être une animation quelconque les a-t-elle attirés dans un hameau voisin ? Quoi qu'il en soit, ce calme ambiant convient à mon humeur. Deux fillettes jouent dans la rue. Joues roses, chevelures noires retenues par des rubans colorés. Leurs rires résonnent sur mon âme comme un carillon bienfaisant. Leur mère sort, me lance un regard insistant pendant que je passe à leur hauteur, puis leur ordonne de rentrer avec un geste empressé de la main. Je ne peux pas lui en vouloir. Je continue mon chemin, la porte claque dans mon dos. Je suis presque arrivé. Un vieil homme emmitouflé dans une épaisse veste bleu marine avance dans ma direction. Lorsque nos chemins se croisent, je l'entends bougonner quelque chose. Bien que ses paroles me soient inaudibles, je sais qu'elles ne sont pas de nature amicale. Je souris, j'ai l'habitude. Je bifurque à droite dans une ruelle

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Nous Deux 4113 Et vogue la galère

Et vogue la galère

Assise dans la cuisine, Armande ne s'attendait pas à voir revenir si tôt Nicolas des marais salants. Elle n'avait pas encore préparé le dîner et donnait le sein à Pernette. Comme Nicolas venait de surgir, essoufflé, elle s'inquiéta : - Qu'est-ce qui se passe ? Tu as l'air d'avoir tes sens tout retournés ! Un accident est arrivé aux marais ? - Pire que ça ! répondit Nicolas sans prendre le temps de retrouver son souffle. Notre patron vient de nous apprendre que le roi prévoyait d'imposer les exploitations de sel ! Notre Bretagne en était exemptée jusqu'à présent, et si c'est le cas, plusieurs d'entre nous vont être licenciés ! - Ton patron est sûr de ce qu'il avance ? demanda Armande en serrant Pernette contre elle. - C'est la rumeur. Mais avec d'autres sauniers de Guérande, il a l'intention de se révolter contre ce projet de loi ! Il s'assit lourdement sur l'un des tabourets de la cuisine et poussa un gros soupir : - On doit se retrouver sur la place du village tout à l'heure… On doit faire entendre notre voix ! Les lèvres d'Armande se mirent à trembler avant qu'elle ne réagisse à cette nouvelle : - Vous allez vous mesurer au seigneur du village ? - Oui. C'est lui, ici, qui représente l'autorité royale. La jeune mère de famille déposa doucement la petite dans son berceau avant de se lever et de se pencher vers Nicolas pour l'entourer de ses bras. C'était maintenant tout son corps qui tremblait. - Ne te joins pas à eux, je t'en supplie. Tu sais ce que l'on réserve à ceux qui se dressent contre le pouvoir royal. Nous avons une petite à élever. Si ton patron te renvoie, tu trouveras un autre travail. Les paysans sont toujours en manque de laboureurs… Nicolas se détacha d'elle après lui avoir posé un baiser sur le front. Ses camarades comptaient sur lui. L'avenir des sauniers était en jeu et il se devait de participer à

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Nous Deux 4113 Corps et âme

Corps et âme

Le temps n'a plus cours pour moi. C'est plus que jamais une matière immatérielle. Non quantifiable et sans raison d'être. Je me souviens évidemment de l'importance qu'il prenait dans mon existence, comme dans celle de tous les vivants. Je me souviens de l'urgence qui vous stresse et vous fait courir, de l'impatience, de l'ennui. J'ai en mémoire le tic-tac des secondes qui s'égrènent, le flux des années qui s'empilent en décennies, la ronde des heures qui tantôt filent trop vite et tantôt s'écoulent interminablement. Je me souviens de tout cela, bien sûr. Mais le temps me fait désormais l'effet d'une immense mer étale. Ou plutôt d'un ciel sans limites, parcouru de minuscules nuées dont la mobilité m'est incompréhensible. Je m'appelais Justine. Si je me réfère à cette fameuse machine-temps telle qu'elle fonctionne sur Terre, je peux dire avec exactitude que je suis morte il y a onze mois et six jours, un matin bleu pâle d'avril. Je venais d'avoir 34 ans. C'est jeune, n'est-ce pas… J'ai entendu cette phrase maintes et maintes fois. Rupture d'anévrisme. Ce genre d'accident physiologique rarissime, aussi absurde et sidérant que la mort subite du nourrisson, dont on a communément une définition très vague et dont on pense qu'il n'arrive qu'aux autres. Ça m'est arrivé à moi. En quelques secondes. Une migraine fulgurante, un vertige, les genoux qui flanchent. Je me suis effondrée dans le parking de mon immeuble, tandis que j'actionnais l'ouverture de ma voiture. J'avais rendez-vous avec la directrice d'une école primaire de Talence à 9 h 45. J'étais inspectrice d'académie. J'ignorais qu'il s'agissait du dernier rendez-vous de ma vie, et que j'allais le manquer. Est gravé dans ma mémoire le bruit précipité de ces pas sur le bitume, tandis que le ciel renversé occupait tout mon champ visuel, et l'écho de cette voix féminine qui parlait au téléphone, qui appelait les secours. Puis le son d'une sirène de véhicule suivi d'autres pas, plus nombreux et plus vigoureux. Enfin ces deux jeunes

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