L'haleine portuaire de Guayaquil. Au-dessus de l'embrouillamini de rues, avenues, rocades et ponts vrombissants, le quartier de Las Peñas joue à chat perché. L'ex-ville haute de la belle société créole s'est envolée dans l'incendie de 1896. Ce n'est plus qu'un taudis, inclinant sous les alizés ses antennes, oubliant un quotidien héroïque et brutal dans l'arc-en-ciel de ses bicoques peintes. Du phare bleu et blanc, 440 marches dévalent, entre réverbères et restaus de poissons, jusqu'à ce bastion qui braque ses canons sur l'estuaire du Guayas. En attendant de découvrir l'Amazone, c'est ici que le conquistador Francisco de Orellana a fondé le port, en 1538, faisant de Guayaquil cette “perle du Pacifique” harcelée par les pirates et jalousée par
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