DU CÔTÉ DES FILS Accepter de « trahir » sa mère « Un fils a toujours peur de perdre l'amour de sa mère, souligne Virginie Megglé. De la décevoir, de lui déplaire. Le premier stade de la relation est tellement fort, intense, qu'il est difficile d'y renoncer. De renoncer notamment au fantasme d'être le plus beau, le plus grand, le meilleur, à ses yeux. » Or, il est nécessaire d'en passer par là pour grandir, pour devenir « qui on est », et non pas ce qu'elle rêvait que l'on soit. D'assumer - et imposer - ses propres choix (de vie, de carrière, d'orientation sexuelle, de partenaires… ), sans rester enfermé dans ses projections, ses fantasmes, son idéal d'homme à elle. « C'est passionnant, de cesser de correspondre consciemment et inconsciemment au désir maternel, poursuit la psychanalyste. De pouvoir “trahir”, non pas pour blesser, mais pour dépasser la peur de trahir : de
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Psychologies Magazine n°482 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus