Réponses Photo - Le numéro 394 du 8 octobre 2026

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La Une de Réponses Photo n°394 du 08/10/2026

Au sommaire de ce numéro

Réponses Photo 394 IMPRIMANTES NOMADES Le match des technologies

IMPRIMANTES NOMADES Le match des technologies

Si la prise de vue est de nos jours très majoritairement numérique, le besoin de conserver ou de partager une image sur un support physique n’a jamais disparu. Nombreux sont ceux aujourd’hui qui souhaitent imprimer immédiatement une photo à afficher sur un réfrigérateur, à glisser dans un carnet ou à offrir à un proche sans forcément rechercher la qualité d’un tirage d’exposition. Cet intérêt pour les petits formats se confirme d’ailleurs dans les chiffres. Selon l’enquête réalisée par Sociovision pour l’Afnum (Alliance française des industries du numérique) et le Salon Photo & Vidéo, 69 % des amateurs de photographie estiment que rien ne remplace une image imprimée, un chiffre en hausse de 3 points en un an et de 8 points en dix ans. Cette évolution se retrouve également dans les équipements. Si le taux de possession d’imprimantes photo ou multifonctions reste relativement stable, les modèles compacts et autonomes poursuivent leur progression. TROIS FAÇONS DE COUCHER L’IMAGE De Canon à Xiaomi, en passant par Fujifilm, Kodak ou Polaroid, nombreux sont les fabricants à avoir investi ce marché de l’imprimante sur batterie. On trouve encore en ligne quelques modèles HP et AgfaPhoto, mais les représentants des deux marques nous ont confirmé leur retrait de ce secteur. Comparer les diverses machines reste toutefois délicat, tant les formats proposés et les technologies employées diffèrent. Trois grandes familles se distinguent : l’instantané argentique, la sublimation thermique et le Zink. À cela s’ajoute le thermique direct, limité aux petites imprimantes monochromes destinées aux loisirs créatifs. Leur qualité d’image ne répondant pas aux exigences de la photographie, nous les avons volontairement écartées de ce comparatif.L’instantané argentiqueC’est à la fois le procédé le plus ancien… et celui qui continue de dominer le marché. Après l’exposition des couches photosensibles, la feuille passe entre deux rouleaux qui répartissent uniformément la chimie de développement contenue

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Réponses Photo 394 LUMIÈRE SUR… Alice Pallot

LUMIÈRE SUR… Alice Pallot

Qu’est-ce qui doit se produire chez vous pour que naisse le désir de photographier quelque chose ? Ce qui doit d’abord se produire, c’est la rencontre avec un phénomène de l’ordre de l’invisible ou de l’invisibilisé : un gaz toxique ou lorsqu’il y a une omerta sur le plan politique, par exemple… Une problématique qui serait néfaste pour la société et que la photographie pourrait révéler. Comment rendre visibles des réalités qui ne le sont pas, et comment en faire une expérience visuelle ? Vous êtes née en France en 1995 et vivez entre Bruxelles et Paris. Où avez-vous grandi et que faisaient vos parents ? Je suis arrivée à Bruxelles à 18 ans, où j’ai passé cinq ans à l’ENSAV (École nationale supérieure des arts visuels, La Cambre, NDLR) en section photographie. Je suis restée quelque temps à Bruxelles avant de m’installer à Paris, plus simple pour les rencontres professionnelles. Mais Bruxelles demeure un ancrage essentiel : c’est là que se trouve ma galerie depuis dix ans, la galerie Hangar, dirigée par Delphine Dumont et Paul de La Marandais, que j’ai rencontrés très tôt, encore étudiante. Cette collaboration compte énormément pour moi. J’ai grandi à Paris. Mon père est photographe de publicité, ma mère est agente d’artiste. Qu’est-ce qui vous a menée vers ce médium plutôt qu’un autre ? La question ne s’est pas vraiment posée : j’ai toujours été entourée par l’image, j’ai toujours eu un appareil photo entre les mains. Plus jeune, je travaillais déjà à la chambre photographique avec mon père, qui m’a montré le

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Réponses Photo 394 Sur Instagram CONTREFAÇON À GRANDE ÉCHELLE

Sur Instagram CONTREFAÇON À GRANDE ÉCHELLE

Il y a quelques mois, comme beaucoup, j’imagine, je découvre en scrollant sur Instagram une série coup de cœur d’une dizaine d’images et me dis intérieurement qu’il serait génial de vous la proposer dans le magazine. Elle a été publiée par un média français, uniquement présent sur les réseaux sociaux, qui cumule près de 600 000 abonnés sur Instagram. La série s’appelle Behind Photographs (“Derrière les images”). Elle rassemble des portraits réalisés avec une chambre Polaroid, immortalisant les plus grands photographes tenant en main l’image qui les a rendus célèbres. On y découvre par exemple Steve McCurry avec un tirage de l’Afghane aux yeux verts dans les mains. Seulement, j’ai beau chercher sur Google, je ne retrouve pas la mention du photographe ailleurs que sur cette page. Forcément, puisqu’il y avait une erreur d’orthographe dans son nom… Mais en regardant le portfolio au complet, une autre question me vient : est-ce que ce compte Instagram a bien reçu l’autorisation de republier ce contenu, avec autant d’images ? Traditionnellement, dans la presse culturelle, deux méthodes existent pour partager du contenu. Soit l’œuvre a une actualité, comme une exposition ou une sortie de livre, et les responsables de la communication de l’événement mettent à disposition un nombre limité d’images pour que nous puissions en parler. Soit, lorsqu’il n’y a pas d’actualité, nous payons la publication, et le nombre d’images

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Réponses Photo 394 200 ans d’histoires

200 ans d’histoires

Une histoire de la photographie , éditions Flammarion, 320 p., 23 × 28 cm, 50 € Comment résumer deux siècles d’évolution technologique et de pratique de la photographie dans un seul ouvrage ? C’est le défi que s’est lancé l’historienne de la photographie et directrice de Photo Élysée de Lausanne Nathalie Herschdorfer. Depuis la naissance de cet art avec “Point de vue du Gras”, réalisée en 1826 par Nicéphore Niépce, jusqu’en 2026 avec une image de la photographe japonaise Rinko Kawauchi illustrant l’art de révéler le sublime dans le quotidien, le livre déroule, année après année, la grande histoire de la photographie. Pour chaque année, un cliché est choisi afin de contextualiser une technique ou un genre de pratique représentatif. Les choix ont dû être cornéliens pour cette historienne. L’ouvrage est construit autour de six grands chapitres chronologiques. Le premier est consacré aux pratiques primitives d’un nouveau médium : on y découvre la toute première image fixée sur un support, qui marque historiquement la naissance de la photographie, mais aussi la première photo de rue, prise en 1838 par Louis Jacques Mandé Daguerre, le célèbre “Autoportrait en noyé” d’Hippolyte Bayard, réalisé en 1840 selon le procédé du positif direct, ou encore les tout premiers livres de photographie, publiés dès 1843

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Réponses Photo 394 Sony RX10 V Tout faire, mais à quel prix ?

Sony RX10 V Tout faire, mais à quel prix ?

Les compacts experts et les bridges refont surface. C’est en tout cas ce que laissent penser l’arrivée, l’année dernière, du Sony RX1R III (4 900 €), dix ans après son prédécesseur, et celle, cet été, du RX10 V, neuf ans après le RX10 IV. Sony n’est d’ailleurs pas la seule marque à revenir sur ce marché. Dès 2024, Panasonic avait remis son bridge au goût du jour avec le Lumix FZ82D (430 €), avant que Nikon n’en fasse autant en février 2025 avec le Coolpix P1100 (1 150 €). Kodak, de son côté, n’a jamais vraiment abandonné le segment et continue de proposer un vaste choix de modèles, dont l’AZ653 (400 €), sorti cet hiver, est le représentant le plus récent. Si le prix ne suffit pas à lui seul à positionner un produit, il montre ici que Sony ne joue pas tout à fait dans la même cour. Là où ses concurrents ont opté pour de petits capteurs 1/2,3” pour offrir d’impressionnants zooms équivalents, en 24×36, à un 20-1 200 mm, un 24-1

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Réponses Photo 394 Les analyses critiques de la rédaction

Les analyses critiques de la rédaction

AGIS JÚNIORBELÉM DO PARÁ (BRÉSIL) Boîtier : Fujifilm X-Pro2 Objectif : 55-200 mm f/3,5-4,8 Sensibilité : 3 200 ISO Vitesse/diaph. : 1/250 s à f/7,1 “ La photo a été prise dans un bar situé sur une plage f luviale en Amazonie, dans la baie de Marajó. J’ai remarqué la présence d’une bâche de protection bleue grâce à laquelle j’ai pu réaliser des clichés en contre-jour, donnant une atmosphère énigmatique à la scène. ” Mon conseilLa scène avait un certain potentiel, mais qui n’a pas été exploité à sa juste valeur par le photographe. Quel que soit l’attrait d’un sujet ou d’une situation, c’est toujours le positionnement du photographe qui va faire la différence entre un cliché lambda et une image définitive. Ici, un petit déplacement sur sa gauche aurait sans doute permis à Agis de bien découper les trois silhouettes. En l’état, son image manque de lisibilité. CONNAL McCLURELONDRES (ROYAUME-UNI) Boîtier : Leica Q3 Objectif : 28 mm f/1,7 Sensibilité : 100 ISO Vitesse/diaph. : 1 s à f/16“

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