Si on demande à Cécile Pierrot, chercheuse en cryptologie, son souvenir le plus marquant, elle pense tout de suite à la lettre de Charles Quint. Quand elle découvre ce courrier, vieux de 500 ans, depuis le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria) où elle travaille, celui-ci n'a jamais été décrypté… Ce message, c'est l'empereur du Saint Empire romain germanique, Charles Quint, qui l'envoie en 1546 à Jean de Saint-Mauris, son ambassadeur à la cour du roi français François 1er. Et il a pris soin de le chiffrer, mais pas avec un système basique : « Quand nous avons commencé le décryptage de la lettre, nous nous sommes aperçus que le chiffrement était très complexe », se souvient la chercheuse. Sur les quatre pages, des symboles alternent avec des paragraphes rédigés en moyen français. Première surprise, Cécile Pierrot compte 120 symboles différents, soit près
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