Imagine: une bactérie mangeuse de pétrole, développée pour lutter contre les marées noires, s’est échappée d’un laboratoire. En s’infiltrant dans les deux millions de kilomètres d’oléoducs et les navires pétroliers, elle s’est propagée à tous les gisements du globe. En quelques mois, elle a dévoré jusqu’à la dernière goutte de cet « or noir » qui a servi à bâtir et faire tourner notre monde moderne. En France, à l’annonce de la pénurie à venir, les automobilistes prennent d’assaut les stations-service, et les files pour faire un dernier plein s’étendent sur des kilomètres. En une semaine, les pompes sont à sec. Les rares véhicules électriques sont réquisitionnés pour les services d’urgence (ambulances, pompiers, police) et les routes sont quasiment désertes. Navires et avions, qui carburent eux aussi au pétrole, sont paralysés. Seuls les trains, dont 80 % sont électriques, continuent de sillonner
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