Tout savoir sur le magazine Science & Vie Junior

Science & Vie Junior

Pays d'édition

France

Langue d'édition

Français

Périodicité

Mensuelle

Thématique

Presse Jeunesse

Date de création

1980

Ville d’édition

Bagneux

Groupe éditeur

Reworld Media

Rédacteur.trice en chef

Karine Jacquet

Directeur.trice de la rédaction

Danielle McCaffrey

Editeur.trice

Germain Perinet
 
Véritable référence auprès des adolescents curieux, Science & Vie Junior rend les sciences accessibles, concrètes et captivantes. Depuis plusieurs décennies, le mensuel accompagne les collégiens et les lycéens dans la découverte du monde, des nouvelles technologies et des grands enjeux contemporains.

 

Les origines d’un magazine scientifique pour les jeunes

L’aventure commence à la fin des années 1980. Fort de la renommée de son aîné, fondé en 1913, le groupe d’édition décide d’élargir son lectorat à un public plus jeune, désireux de comprendre les mutations technologiques et les progrès scientifiques. Lancé officiellement entre la fin de 1988 et février 1989, le magazine s’impose rapidement dans la presse jeunesse.
Son objectif est alors clairement défini : transmettre le goût du savoir sans adopter le ton austère d’un manuel scolaire.
En associant enquêtes rigoureuses, humour, illustrations et expériences, Science & Vie Junior crée une passerelle vivante vers la physique, la biologie, les nouvelles technologies, l’histoire et les civilisations anciennes. Cette approche contribue à développer la curiosité et l’esprit critique des jeunes lecteurs.

 

Quel est le meilleur magazine de science pour enfants ?

Pour les adolescents et les collégiens, Science & Vie Junior figure parmi les magazines scientifiques jeunesse les plus complets grâce à ses dossiers, ses enquêtes, ses expériences et son décryptage de l’actualité scientifique. Pour les plus jeunes, Mon Petit Science & Vie et Science & Vie Découvertes proposent des contenus adaptés à chaque âge.

 

À quel âge lire Science & Vie Junior ?

La ligne éditoriale s’adresse principalement aux jeunes de 11 à 17 ans, notamment aux collégiens et aux lycéens du début du secondaire. Chaque numéro mensuel propose une centaine de pages conçues pour informer, expliquer et divertir.
On y trouve notamment :
  • des dossiers consacrés aux grands enjeux actuels, comme le climat, l’intelligence artificielle ou la conquête spatiale ;
  • des enquêtes et des décryptages de l’actualité scientifique ;
  • des bandes dessinées humoristiques, notamment les aventures de Cucaracha ;
  • la rubrique Zéropédia, qui apporte une approche ludique des connaissances ;
  • des expériences simples à réaliser chez soi pour comprendre concrètement la physique et la chimie ;
  • le concours Innovez, organisé en partenariat avec l’INPI, qui met en valeur les inventions imaginées par les abonnés.
 

Une galaxie de magazines pour chaque âge

L’univers éditorial accompagne les enfants progressivement, selon leur âge et leur niveau de curiosité :
  • Mon Petit Science & Vie s’adresse aux enfants de 3 à 6 ans. Il éveille leur curiosité par le jeu, les histoires et la découverte du monde, notamment avec Nano ;
  • Science & Vie Découvertes, lancé en 1998, est destiné aux enfants de 7 à 10 ans. Il les initie aux sciences naturelles, à la nature et à la technologie de manière interactive ;
  • Science & Vie Junior prend ensuite le relais auprès des adolescents avec des dossiers et des analyses plus approfondis.
Cette complémentarité permet d’instaurer une habitude de lecture scientifique dès le plus jeune âge, tout en adaptant les contenus aux capacités et aux centres d’intérêt de chaque lecteur.
 

À qui appartient Science & Vie Junior ?

Science & Vie Junior est édité par Reworld Media Magazines, filiale du groupe de presse Reworld Media. Le groupe a racheté le titre à l’été 2019, lors de l’acquisition des activités françaises de Mondadori.
La rédaction réunit des journalistes scientifiques, des graphistes et des illustrateurs. Ensemble, ils conçoivent des contenus adaptés aux préoccupations des adolescents, comme l’intelligence artificielle, l’écologie, la culture populaire et les innovations technologiques. Les enquêtes, les bandes dessinées, les expériences et les infographies contribuent à rendre la science accessible, stimulante et divertissante.
 

Pourquoi choisir un abonnement ?

Dans un contexte marqué par la surinformation numérique et la circulation des fausses informations, un magazine scientifique peut aider les jeunes à distinguer les faits vérifiés des opinions ou des rumeurs. Les sujets sont sélectionnés et documentés avec l’appui de sources scientifiques, afin de proposer des explications fiables et accessibles.
 
Selon la formule choisie, l’abonnement peut également donner accès à la version numérique du magazine, aux archives en ligne et à des numéros hors-série. Ces ressources peuvent être utiles pour approfondir une question, réviser une notion ou préparer un exposé scolaire, tout en recevant chaque mois le magazine à domicile.

Interview à la Rédactrice en Chef : Karine Jacquet


Le mag pour explorer à l’infini 
Chaque jour, les ados sont soumis à un flux d’informations dont les sources ne sont pas toujours fiables. Notre mission est de répondre, de manière pédagogique et rigoureuse, aux questions complexes qu’ils se posent tout en développant leur esprit critique.  
Avec des enquêtes et des sujets variés tels que l’exploration de l’Univers et de la Terre, l’histoire, la biologie, les nouvelles technologies, l’environnement, les mathématiques, etc., Science  &  Vie Junior offre chaque mois aux lecteurs et lectrices des heures de détente intelligente loin des écrans. Une pause pour les étonner, les émerveiller et leur permettre d’approfondir leurs connaissances, tout en les ouvrant au monde merveilleux et infini de la science. 


1. Comment décririez-vous la ligne éditoriale unique de votre magazine et comment s'inscrit-elle dans les débats de société actuels ? 

En tant que magazine référent de connaissance pour la jeunesse, notre première mission est d’informer et de déclencher la curiosité scientifique des lecteurs, et particulièrement des lectrices pour soutenir la féminisation des sciences, tout en développant leur esprit critique.  
Une mission essentielle à l’heure où les jeunes sont soumis à un flux continu d’informations dont les sources ne sont pas toujours vérifiées. Nous leur donnons des clés pour mieux comprendre les grands enjeux contemporains (l’intelligence artificielle, le dérèglement climatique, la reconquête de la Lune…) en leur expliquant les mécanismes cachés derrière ces thématiques. Il est ainsi essentiel de décrire le fonctionnement de l’effet de serre pour comprendre le dérèglement climatique, de comprendre ce qu’est un algorithme pour aborder l’intelligence artificielle. Avec des explications rigoureuses mais accessibles, validées par des experts, les jeunes renforcent leurs connaissances et développent leur esprit critique tout en se forgeant leur propre opinion. Et grâce aux nombreux sujets et diverses rubriques, ils s’ouvrent au monde merveilleux de la science.  

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2. Comment votre magazine parvient-il à équilibrer son héritage avec les attentes d'une audience moderne et diversifiée ? 

Notre héritage est d’aborder et décrypter le monde par le prisme scientifique. Or, le monde évolue au rythme des mutations technologiques, sociétales et environnementales. SVJ suit le mouvement en répondant aux questions complexes que les jeunes se posent dans des formats modernes, comme des datas et des infographies didactiques qui détaillent l’information de manière visuelle et chronologique. SVJ est aussi un magazine fun où l’humour, la BD, la fiction, les jeux ont toute leur place. Au sein de la rédaction, nous pensons qu’il est possible d’apprendre en s’amusant. Notre mission est de rendre la science, dans toute sa diversité, amusante et accessible à toutes et tous. 
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3. Quels sont les défis majeurs dans la couverture des sujets principaux de votre magazine aujourd'hui, notamment en termes d'éthique, de durabilité et d'inclusivité ? 
La science est partout. Notre principal défi est donc de révéler là où elle se cache et de la décrypter, quitte parfois à le faire de manière décalée. Peut-on imaginer que les Pokémon inspirent les entomologistes, ceux qui étudient les insectes ? Et pourtant, c’est le cas ! Qui se douterait que la flemme des ados résulte d’un calcul pas toujours judicieux opéré par notre cerveau ? Là encore, l’explication découle de la science.  

Mais pour accrocher, chaque mois, les lecteurs et lectrices, il faut aussi rebondir sur les  actualités auxquelles ils et elles sont confronté(e)s, et répondre aux questions que se posent les jeunes sur le monde, la société, eux-mêmes. C’est le cas notamment quand on débunke les fake news de la science (non, la vitamine C ne soigne pas tout… et oui, on a bien marché sur la Lune !), que l’on fait le point sur l’épidémie de myopie ou que l’on imagine un monde où chaque ado aurait son clone.  
Tous les articles du magazine sont rédigés par des journalistes scientifiques qui interrogent et vérifient leurs informations auprès d’experts. Pour mettre en page ces sujets, nous recherchons les photos les plus étonnantes et percutantes, faisons appel à des infographistes pour expliquer en images certains concepts ou notions compliqués, et à des illustrateurs pour mettre en scène le récit et ajouter des pointes d’humour. SVJ est aussi un magazine participatif qui met en avant les actions des jeunes via les sujets du «Rendez-vous des bonnes idées » ou encore leur esprit d’innovation via le concours  Innovez.  

4. Quelles innovations éditoriales envisagez-vous pour l'avenir de votre magazine, et comment comptez-vous les mettre en œuvre ? 
SVJ s’adresse aux lecteurs et aux lectrices. Or, nous avons constaté que ces dernières participent moins au concours Innovez qui, chaque mois, récompense un prototype créé par un inventeur ou une inventrice. Par timidité, par manque de confiance, d’envie ? Difficile de le savoir. Pourtant, l’intérêt des lectrices pour la science est équivalent à celui des lecteurs, comme le prouve la répartition de nos abonné(e)s. Nous avons donc décidé, avec l’association « Elles bougent », de les inciter à participer au concours Innovez en créant un prix réservé aux inventrices. La première lauréate sera d’ailleurs révélée lors des Trophées Innovez le 7 mars 2027 au Muam (Musée des Arts et Métiers) de Paris.  

5. Au-delà des tendances, comment votre magazine identifie-t-il les sujets traités ?
Nos valeurs restent avant tout de fournir à nos lecteurs et lectrices chaque mois un concentré de sciences. Un contenu dans l’air du temps qui décrypte avec rigueur, pertinence et humour l’actualité, par exemple en donnant des conseils pour éviter la fuite de données personnelles. Nous veillons aussi à éveiller leur curiosité en mettant à leur portée des sujets très pointus, par exemple « Comment la science physique a changé notre regard sur le monde au travers de cinq grandes lois » ou « À quel moment l’intelligence artificielle dérape-t-elle ? Comment déjouer ses pièges ?  ».  
Les débats de société alimentent aussi nos sommaires. En traitant des sujets comme le tri des déchets, la consommation excessive de viande, la fast fashion ou encore la vaccination, nous apportons à nos lecteurs et lectrices des arguments rigoureux et étayés par les chercheurs, sans jamais prendre parti, pour alimenter leurs discussions entre ami(e)s ou avec leurs parents. Et ainsi, les laisser se forger leur propre opinion.  
La rubrique « Mon métier va t’étonner » offre une fenêtre ouverte sur des professions, parfois étonnantes, occupées par des femmes. De quoi susciter des vocations. Nous avons ainsi rencontré une bruiteuse de Radio France, une formatrice d’astronaute, une créatrice de jeu, une greffeuse d’organes, une archéologue sonore ou encore une stérilisatrice de moustiques ! Mais aussi un forgeron, un doubleur d’anime japonais, un joueur pro d’e-sport, un ophtalmo pour animaux, un soudeur nucléaire et bien d’autres. 

7. Quelle est l'importance des reportages et des enquêtes dans votre magazine, et comment sélectionnez-vous les sujets qui méritent une exploration approfondie ? 
SVJ est un mix de reportages, d’enquêtes, de récits, d’interviews, de fictions, de questions-réponses, de brèves, etc. Le reportage, c’est le direct, la science en action. Pour cela, les journalistes se déplacent dans les laboratoires, sur les sites archéologiques, d’études spatiales… Ils vont à la rencontre des chercheurs pour recueillir leur parole, observer leur travail, leur matériel, leurs découvertes, afin de restituer au mieux ce qu’ils font et comment ils le font. Quoi de mieux qu’un reportage pour découvrir l’observatoire astronomique Kitt Peak, aux États-Unis ? L’enquête sert, elle, à révéler des faits, à les vérifier pour apporter des preuves tangibles sur un sujet ou pour répondre à une question. C’est notamment le principe de notre rubrique « Juste cause », ou des sujets d’actualité comme celui sur les boissons énergisantes. Sans oublier le dossier qui, chaque mois, mêle enquêtes et interviews pour croiser les données recueillies dans les études avec les réponses des chercheurs. Un travail de fond qui permet d’aborder une thématique sous de multiples angles, comme la physique quantique et ses applications au quotidien, ou de répondre à des questions telles que « Pourquoi est-on unique ? » en s’appuyant aussi bien sur les mathématiques ou la génétique que les neurosciences. 

8. Face à la pression des réseaux sociaux et des influenceurs, comment votre magazine maintient-il son statut de référence et d'autorité dans son domaine ? 
Science & Vie Junior garantit à ses lecteurs et lectrices un accès à une information fiable, vérifiée par des scientifiques et adaptée aux jeunes, loin des pièges de la désinformation en ligne. Les articles sont rédigés par des journalistes scientifiques qui collaborent avec des experts. Là où une vidéo de trente secondes ou une minute résume un sujet, le magazine papier prend le temps de l’expliquer et de le détailler à l’aide d’interviews, d’infographies, de data sur plusieurs pages afin d'approfondir les connaissances des lecteurs et lectrices.
Interview à la Rédactrice en Chef : Karine Jacquet

Une sélection d’extraits des meilleurs articles du magazine Science & Vie Junior

Science & Vie Junior n°446

Science & Vie Junior 446 ARSÈNE LUPINSE JOUEde lascience

ARSÈNE LUPINSE JOUEde lascience

Il a toujours un coup d’avance grâce à la scienceQui est donc Arsène Lupin ? C’est le personnage qui inspire Assane Diop, joué par Omar Sy, protagoniste de la série Lupin dont la quatrième saison (déconseillée aux moins de 13 ans) sort ce mois d’octobre. Mais avant cela, Lupin est surtout l’un des plus grands mythes de la littérature française, né sous la plume de l’écrivain Maurice Leblanc. D’emblée, il a tout pour plaire : c’est un gentleman-cambrioleur malicieux, à l’esprit vif, brillant expert de la résolution d’énigmes, toujours prêt à rouler ses adversaires dans la farine, sans jamais tuer ses victimes.Un succès fracassantSa première aventure, L’Arrestation d’Arsène Lupin, fait l’objet d’une nouvelle publiée en 1905 dans le magazine Je sais tout. Le succès est immédiat, le public en redemande. Maurice Leblanc lui consacrera jusqu’à sa mort, en 1941, pas moins de 18 romans et 39 nouvelles. Autant d’aventures rocambolesques où la science est très présente. « Elle permet d’ancrer le récit dans la réalité et dans son époque », glisse Florine Laguette, médiatrice et chercheuse, autrice d’un mémoire sur Arsène Lupin (voir Bonus p. 53). Justement, à la Belle Époque , les progrès scientifiques s’enchaînent. « C’est le temps des premiers exploits aériens, des premiers appareils photo Kodak, de la généralisation des automobiles et du téléphone, des paquebots transatlantiques, du

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Science & Vie Junior 446 Le vrai visage du

Le vrai visage du

Les Amérindiens vivaient-ils dans des tipis ?Non. Cette image fausse a été diffusée largement par les westerns . Dans la réalité, les habitations changeaient en fonction du mode de vie des Amérindiens. Car leur population était d’une diversité comparable à celle des populations d’Europe : sur le territoire de l’Amérique du Nord, il y avait environ 500 nations amérindiennes ! Le tipi (construction conique faite de perches en bois et de peaux de bison) était surtout utilisé par les peuples qui vivaient dans les Grandes Plaines du centre du continent, tels les Cheyennes ou les Comanches. Ces populations avaient un mode de vie nomade : elles se déplaçaient souvent pour chasser les bisons et leurs tipis se démontaient et se transportaient facilement. À l’inverse du mode de vie sédentaire des Hopis ou des Zunis, des populations du Sud-Ouest réparties en pueblos (« villages » en espagnol) qui vivaient de l’agriculture. Elles habitaient des maisons en

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Science & Vie Junior 446 400 ansde sciences naturelles

400 ansde sciences naturelles

Elle épate, la Galerie !Un éléphant aux impressionnantes défenses ouvre la marche, suivi d’un rhino, de girafes, de zèbres et autres compagnons de la savane. Figés en une parade perpétuelle, ces animaux naturalisés accueillent les visiteurs dans la Grande Galerie de l’Évolution 1 du Jardin des Plantes, à Paris. Ouverte au public en 1994, la Galerie est depuis la vitrine du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), dont l’histoire a commencé en 1626. Cette année-là, le roi de France, Louis XIII, achète un terrain sur lequel seront cultivées des plantes médicinales (gravure ci-dessus), et des bâtiments pour former de futurs médecins à l’usage de ces plantes. À la Révolution, ce jardin royal élargit son champ d’étude. En 1793, il devient un établissement de recherche consacré à la nature : le Muséum. Depuis, il n’a cessé de grandir. Aujourd’hui, il accueille plus de 600

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Science & Vie Junior n°445

Science & Vie Junior 445 9 aliments imaginaires épluchés par la science

9 aliments imaginaires épluchés par la science

Les piments turbo de MarioDans le jeu Super Mario Galaxy, quand Yoshi boulotte un piment turbo, le gentil dino prend feu ! Sous l’effet de ce boost d’énergie, il court beaucoup plus vite, ce qui lui permet de gravir des pentes ou de traverser les plateformes avant qu’elles s’écroulent.L’avis des chercheursDans la réalité, certains piments aussi peuvent mettre le feu ! Ils renferment une molécule, la capsaïcine, qui active les récepteurs de la chaleur et de la douleur dans la bouche. Cela déclenche une cascade de réactions : la langue brûle, le cœur s’accélère, on a une sorte d’excitation… Mais cela n’apporte pas plus d’énergie à l’organisme !Par quoi les remplacer ?L’équivalent des « piments turbo » n’est pas à chercher parmi les fruits, légumes ou condiments mais… dans les bonbons. En effet, le meilleur moyen d’approvisionner rapidement notre organisme en énergie, c’est de faire grimper le taux de glucose dans le sang. Le glucose, c’est le sucre qui sert de carburant à toutes nos cellules. Or, dans les bonbons, il est facilement accessible. Ces friandises contiennent surtout du saccharose, un sucre constitué d’une molécule de glucose et d’une de fructose. Nos enzymes digestives n’ont qu’à couper cette liaison chimique pour libérer le glucose. Il passe vite dans le sang et est transféré aussitôt au cœur et aux muscles, ce qui décuple les efforts qu’on peut fournir. Une astuce que connaissent bien les cyclistes pros qu’on a surpris à en manger sur le Tour de France. Avaler une poignée de bonbons à jeûn fait grimper le taux de glucose dans le sang de 1 g/litre à 1,4 g/litre en seulement 30 minutes. Mais attention, ce sucre est aussi rapidement brûlé qu’il est délivré. Une heure plus tard, le pic d’énergie retombe et c’est le coup de pompe… à vélo ! Le

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Science & Vie Junior 445 Les dinos font peau neuve

Les dinos font peau neuve

Un demi-million d’euros pour un sac à main ? Ça paraît délirant, mais c’est pourtant bien la valeur estimée d’un article proposé aux enchères à l’hôtel Drouot à Paris, le 11 juin dernier. À ce tarif, on s’attend à ce que ce sac de 26 cm sur 18 soit cousu de fil d’or et décoré de diamants. Non, il est fait d’un matériau bien plus rare : du cuir de tyrannosaure ! Pas d’inquiétude, la société britannique Lab-Grown Leather, à l’origine de cette pièce unique, n’a pas ressuscité un des plus terribles prédateurs de l’histoire de notre planète, façon Jurassic Park. Mais la réalité n’est finalement pas si éloignée que cela… Tout a débuté en 2005, lorsqu’une équipe de paléontologues américains a fait une découverte incroyable. En plongeant un fragment de fémur fossilisé de Tyrannosaurus rex dans un bain d’acide doux pour dissoudre la partie minérale de l’os, ils ont réussi à en extraire des fragments de collagène (zoom

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Science & Vie Junior 445 Kitt Peak L’astronomie au sommet

Kitt Peak L’astronomie au sommet

Célèbre pour son Grand Canyon et ses cactus géants, l’État américain d’Arizona est aussi l’un des meilleurs endroits sur Terre pour observer les étoiles. Situé à environ 80 km au sud-ouest de Tucson, au sommet des Quinlan Mountains, Kitt Peak National Observatory est l’un des plus grands complexes astronomiques au monde. La route que j’emprunte pour l’atteindre serpente au milieu des paysages arides ponctués de saguaros (les cactus géants). Au fil de l’ascension, le panorama se déploie sur le désert de Sonora. Soudain, des coupoles blanches apparaissent, dispersées sur la montagne, lui donnant une allure de base spatiale. Chacune renferme un instrument conçu pour une mission scientifique spécifique. L’histoire de Kitt Peak débute au cours des années 1950. Les astronomes américains recherchent l’endroit idéal pour construire un grand observatoire. La National Science Foundation (une agence américaine indépendante) décide de financer un complexe ouvert à toute la communauté scientifique.

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Science & Vie Junior n°444

Science & Vie Junior 444 5 GRANDES LOISde la physique qui gouvernent le monde

5 GRANDES LOISde la physique qui gouvernent le monde

1 LA CHUTE des corps Par le passé, une question a longtemps taraudé les savants : pourquoi et comment les corps tombent-ils vers le sol ? C’est vrai ça, pourquoi une pomme qui se détache d’un arbre s’écrase-t-elle en moins d’une seconde, alors qu’une plume prend tout son temps ? Dans l’Antiquité, le philosophe grec Aristote pensait que plus un corps est lourd, plus il tombe vite pour rejoindre sa « place naturelle », qui est en bas. Au XVIIe siècle, le physicien Galilée doute de cette explication. On raconte qu’il aurait jeté des boulets de canon et des billes en bois du sommet de la tour de Pise pour voir lesquels toucheraient le sol en premier. Sans doute une légende. De toute façon, la chute serait trop rapide (quelques secondes) pour faire des mesures précises. Afin d’étudier la question de manière plus rigoureuse, Galilée imagine une expérience pour ralentir la chute des corps. Il considère que celle-ci n’est rien d’autre qu’une descente en pente très raide, censée obéir à la même loi que sur une pente moins raide. Il fait rouler des billes polies de différentes masses sur un plan incliné parfaitement lisse, afin de limiter les frottements au minimum. Si Aristote a raison, un objet deux fois plus lourd qu’un autre devrait mettre deux fois moins de temps à atteindre le sol. Or, Galilée constate que toutes les billes arrivent en bas du plan incliné quasiment en même temps, qu’elles soient très légères ou très lourdes ! La vitesse de chute d’un objet ne dépend donc pas de sa masse. Mais de quoi, alors ? Le physicien tente une autre expérience : il prend une pierre et la jette d’abord dans l’air, puis dans l’eau, et enfin dans un liquide visqueux, la mélasse. Résultat : la pierre tombe plus vite dans l’air que dans l’eau et que dans la mélasse. En gros, plus le milieu offre de résistance à la pierre et plus sa chute est freinée.Billes qui roulent et pierres qui tombentDingue.… mais vraiGalilée postule alors que dans

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Science & Vie Junior 444 Comment le monde est devenu BRUYANT

Comment le monde est devenu BRUYANT

Salut ! Moi, c’est Stri, un petit grillon. Lorsque les humains nous écoutent chanter, mes amis et moi, ils disent souvent que nous faisons « cri cri cri ». C’est un peu réducteur, car nous sommes les descendants d’une très ancienne lignée de musiciens ! Le soir, lorsque le soleil se couche, j’aime me percher au sommet d’un brin d’herbe qui oscille dans la brise. De là, j’écoute le monde qui m’entoure. Des grenouilles coassent auprès de leur mare. Cachées dans les haies, des mésanges échangent quelques gazouillis. Un chien aboie au loin. Un bruit de moteur, des graviers qui crissent, des portes qui claquent et de grands éclats de voix : ça y est, mes voisins humains sont de retour. Cette planète est une véritable machine à sons ! Un jour, je me suis demandé : notre monde a-t-il toujours été aussi bruyant ? À quoi ressemblait notre planète avant les chants, les rugissements, les vrombissements des voitures ? Pour le savoir, j’ai décidé de remonter le temps. Et ce que j’ai découvert m’a fait frissonner jusqu’au bout des antennes. Laisse-moi te raconter ce voyage.À l’écoute d’un passé lointainL’angoisse du silencePremière étape : -3,7 milliards d’années. Je n’entends aucun chant, aucun cri, aucune voix. Autour de moi, il n’y a que le vent soufflant sur le sol,

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Science & Vie Junior 444 La maison aux 3 millions d’animaux

La maison aux 3 millions d’animaux

Planté devant la façade du Centre Louis-Lortet, à Lyon, j’ai l’impression d’observer l’entrepôt d’un supermarché, tant son aspect est banal et son entrée discrète, sans plaque apparente. Une impression trompeuse. Ici, on ne stocke ni paquets de chips ni bouteilles de soda. Ce grand édifice de quatre étages abrite environ 3 millions d’animaux… morts. Il s’agit du Centre de conservation et d’études des collections du musée des Confluences. Ça ne te dit rien, pourtant il rassemble des trésors (voir encadré ci-contre) pour la science. C’est leur valeur qui explique l’aspect ordinaire du bâtiment. « Nous ne voulons pas attirer des personnages malveillants dans ce lieu de conservation exceptionnel », prévient David Besson, le responsable du service des collections du musée des Confluences. J’ai bien saisi : ne pas attirer les voleurs. Alors, à sa suite, je pénètre discrètement à l’intérieur du centre, direction le sous-sol. Derrière une première porte, une première surprise : je

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