Pour une histoire étrange, c'en est une. Nous sommes en 2002. Lydia, 26 ans, habite près de Seattle, aux États-Unis. Enceinte de son troisième enfant, elle vit seule. Comme elle a du mal à joindre les deux bouts, elle demande une aide financière à l'État. Pour l'obtenir, elle et ses enfants doivent se soumettre à un test génétique, afin de s'assurer de leur lien de parenté. Quelques semaines plus tard, Lydia est convoquée par les services sociaux : « Vous n'êtes pas la mère ! » lui assène-t-on. Elle pense à une blague. Mais non, les inspecteurs sont sérieux ! Ils la soupçonnent d'avoir voulu frauder en s'inventant des enfants. Une enquête est lancée. On découvre qu'elle vit bel et bien avec eux. Aurait-elle volé les enfants d'une autre ? Lydia exhibe des photos d'elle enceinte. Son médecin, son ex-compagnon et sa mère témoignent en sa faveur. Rien n'y fait. « L 'ADN ne ment pas, il est 100 % infaillible », rétorquent les inspecteurs. A priori, il n'y a en effet pas meilleure preuve que l'ADN pour savoir qui est l'enfant de qui. Cette molécule blottie à l'intérieur du noyau de
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