Même si elle paraît surpuissante, l'IA générative a un poil dans la main ! Fais le test : elle ne détaillera pas toujours ses calculs en maths ou analysera une phrase sur deux d'un texte. Face à une tâche complexe, l'IA peut sauter des étapes ou donner une réponse incomplète. L'utilisateur doit insister, avec des consignes (prompts) précises, pour obtenir satisfaction ! COMMENT L'EXPLIQUER ? Les spécialistes appellent ça du « raisonnement fainéant ». On a tous ce défaut : on se contente souvent du minimum. Sauf que l'IA générative n'est pas humaine. Sa « flemme » n'est pas un défaut, elle est liée à sa conception. L'IA n'est pas programmée pour jouer les expertes, mais pour créer des contenus (textes, images, etc.) acceptables. Ses messages sont souvent brefs, car elle a appris que « si une réponse est trop longue, l'utilisateur ne la lira pas », explique Yann Ferguson. Si l'IA traîne la patte, c'est aussi pour faire des économies. La majorité des gens font appel à des outils gratuits, mais faire tourner ces programmes coûte cher (ordinateurs, consommation d'électricité, systèmes de refroidissement, etc.). Leurs concepteurs ont mis au point une échelle de coût des réponses : le token (ou jeton). Écrire un paragraphe consomme en moyenne 100 tokens (moins
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