LE VOLUME DE PESTICIDES VENDUS EN FRANCE EST RELATIVEMENT STABLE… Glyphosate, chlordécone, néonicotinoïdes… Après plus d'un siècle au service de l'agriculture intensive, les pesticides et leurs effets sur la santé sont devenus un sujet explosif. Des affaires comme celle de Théo - né en 2006 avec de graves malformations -ou d'Emmy - une enfant décédée d'une leucémie en 2022 - ont ainsi marqué l'opinion publique. Dans les deux cas, les familles attribuent la maladie à une exposition professionnelle des mères pendant la grossesse. Un préjudice reconnu par le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides, mais qui peut ajouter de la confusion dans le débat public : cette décision ouvre bien droit à une réparation, mais ne constitue pas la validation d'un lien de cause à effet. DÉFIANCE CROISSANTE Les pesticides regroupent en réalité un vaste ensemble de substances, des produits phytopharmaceutiques (herbicides, insecticides, fongicides…), de synthèse ou naturels, mais aussi les biocides et antiparasitaires à usage humain et vétérinaire. Si la défiance de l'opinion publique à leur encontre est croissante, leur usage reste massif : les volumes vendus sont globalement les mêmes qu'il y a vingt ans en France, ils sont même en augmentation dans le monde (plus de 60 % entre 2003 et 2023). Et en dépit de la volonté affichée par les gouvernements français depuis la fin des années 2000 de diviser par deux leur utilisation, les décisions récentes - réhomologation du glyphosate dans
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