Vous avez été conseiller du président de la République sur les sports et Paris 2024 pendant huit ans. Quel regard portez-vous aujourd'hui sur cette période et sur le rôle joué par l'État dans la réussite des Jeux ? Un regard empreint d'émotion, parfois d'un peu de nostalgie, mais en tous cas de beaucoup de fierté. C'est une période qui m'a évidemment profondément marqué. Quand on vit de l'intérieur, et au sein d'équipes incroyables, la trajectoire d'un projet de cette envergure, des prémices de la candidature jusqu'à la cérémonie de clôture, on réalise à quel point la réussite tient à des décisions prises des années à l'avance, souvent dans l'ombre, et à la qualité de la coordination entre des dizaines d'acteurs qui n'ont pas naturellement vocation à travailler ensemble. Le rôle de l'État a été déterminant, mais pas de la façon dont on l'imagine souvent. Au-delà de ses missions propres, notamment sur la sécurité, ce n'était pas un État qui pilote et commande. C'était plutôt un État qui crée les conditions, qui arbitre, qui débloque, et surtout qui préserve l'ambition. Ce nuancier-là, entre pilotage et accompagnement, c'est une vraie leçon de gouvernance que j'emporte avec moi. « Le mouvement sportif a sa culture, ses temporalités, ses enjeux de légitimité interne.Le politique a les siens, avec ses propres nuances entre l'État et les collectivités » Comment s'est construit le dialogue entre le politique, le mouvement sportif et le comité d'organisation ? Quelles ont
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