Sport Stratégies - Le numéro 870 du 27 juillet 2026

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La Une de Sport Stratégies n°870 du 27/07/2026

Au sommaire de ce numéro

Sport Stratégies 870 LE SQUASH FRANÇAIS SE MET EN ORDRE DE MARCHE

LE SQUASH FRANÇAIS SE MET EN ORDRE DE MARCHE

Après des années difficiles, le squash français retrouve des couleurs sans avoir encore effacé toutes ses fragilités. Entre reconquête des pratiquants, évolution des équipements, rajeunissement de sa base et recherche de visibilité, la Fédération française de squash a engagé plusieurs chantiers pour remettre la discipline en mouvement, avec en ligne de mire les Jeux olympiques à Los Angeles en 2028. Des champions français capables de rivaliser avec les meilleurs mondiaux, une vraie culture de club et une pratique dont les qualités se comprennent généralement en quelques échanges… Sur le papier, le squash dispose de solides arguments. Dans les faits, la discipline a longtemps avancé à couvert, loin de l'exposition accordée à d'autres sports de raquette, avant de traverser une période qui l'a encore un peu plus fragilisée. En 2019, Paris 2024 lui préférait le breaking parmi ses sports additionnels, repoussant une nouvelle fois un rêve olympique poursuivi depuis plusieurs années. Quelques mois plus tard, les préoccupations allaient devenir autrement plus immédiates lorsque les salles ont fermé pendant la crise sanitaire et que le squash s'est retrouvé brutalement privé de ce qui fait sa singularité : sans court, impossible ou presque de continuer à jouer. La fédération, qui comptait près de 30 000 licenciés avant le Covid, a ainsi vu ses effectifs tomber à un peu plus de 10 000 licences en 2021. Depuis, la remontée a été nette, au point que la FF Squash affiche désormais autour de 23 000 licenciés et observe une légère progression de la pratique. Le retard n'est pas totalement effacé, mais la discipline a repris sa marche en avant. « On est revenu à des chiffres proches d'avant-Covid », confirme Julien Muller, président de la Fédération française de squash, qui préfère néanmoins parler de transformation plutôt que de simple retour à la normale. Pendant que les joueurs retrouvaient les courts, le paysage continuait en effet d'évoluer. Certaines salles ont disparu, d'autres ont été vendues ou reconverties, notamment là où la pression immobilière a rendu le foncier difficile à conserver pour une activité sportive, tandis que de nouveaux complexes ont émergé autour de modèles plus hybrides, mêlant badminton, tennis, fitness, pa-del et squash sous un même toit. « On a une carte des clubs qui bouge, avec des ouvertures et des fermetures. On est dans une transformation d'une partie de nos structures », résume Julien Muller. La question de l'équipement est ainsi revenue naturellement au cœur de la stratégie fédérale. S'il existe plus de 1 000 terrains en France, certaines zones restent historiquement peu dotées, tandis d'autres le sont devenues au gré des fermetures, ce qui pousse la fédération à accompagner plusieurs projets de création ou de reprise et, plus largement, à réfléchir à la place que peut occuper le squash dans les nouveaux modèles d'équipements sportifs. TRANSFORMER LA PRATIQUE EN ENGAGEMENT Ce travail sur les infrastructures ne règle toutefois qu'une partie de l'équation,

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Sport Stratégies 870 LE SPORT FÉDÉRAL FRANÇAIS

LE SPORT FÉDÉRAL FRANÇAIS

Le chiffre global a de quoi rassurer un mouvement sportif souvent inquiet de sa capacité à attirer et fidéliser. En dix ans, les fédérations sportives françaises agréées ont délivré 1,18 million de licences supplémentaires, soit une progression de 7,32 %, deux fois supérieure à celle de la population française sur la même période. Le taux de pénétration du sport fédéral passe ainsi de 24,34 % en 2016 à 25,44 % en 2025. Après l'effondrement de 2021, année où les restrictions sanitaires avaient ramené le total à 12,84 millions de licences, soit 18,98 % de la population, le rebond a été rapide. Dès 2023, le niveau de 2016 était retrouvé. En 2024, le seuil des 25 % était franchi. En 2025, il est confirmé. Mais ce résultat appelle une précision essentielle : il s'agit bien de licences, et non de licenciés uniques. Une même personne peut détenir plusieurs licences, certaines licences correspondent à des pratiques ponctuelles ou scolaires, et l'indicateur ne mesure pas directement l'intensité, la régularité, ni la nature de la pratique sportive. Il ne se substitue donc pas aux enquêtes de pratique en population générale, qui peuvent décrire d'autres tendances, y compris une stagnation ou un recul de certaines formes de pratique. C'est précisément ce qui rend la lecture intéressante. La hausse des licences fédérales ne contredit pas nécessairement les signaux de fragilisation de la pratique en club ou de migration vers des formes autonomes, commerciales ou informelles. Elle permet plutôt d'observer comment le monde fédéral se recompose. UNE CROISSANCE CAPTÉE

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Sport Stratégies 870 HYUNDAI, RETOUR AU STADE SANS LÂCHER LA ROUTE

HYUNDAI, RETOUR AU STADE SANS LÂCHER LA ROUTE

Il aura suffi de quarante-huit heures pour que Hyundai occupe deux fois le devant de la scène sportive française. Lundi 7 septembre, le constructeur coréen officialisait son entrée dans l'UEFA Champions League en tant que partenaire automobile officiel, pour un contrat courant jusqu'à la fin de la saison 2030/2031. Le lendemain, Cadence Running United annonçait l'ouverture des inscriptions du futur ASICS Marathon de Paris et du HOKA Semi de Paris 2027 - une bascule dans laquelle Hyundai, partenaire historique du Semi depuis six ans et du Marathon depuis une seule édition, a choisi de ne reconduire que le premier engagement. De quoi donner l'impression de deux mouvements contradictoires. Il n'en est rien, assure Jean Nelson : les deux dossiers répondent à la même logique, celle d'une marque qui recalibre en permanence ses actifs sportifs pour servir un objectif resté inchangé depuis quinze ans, la notoriété. LA LIGUE DES CHAMPIONS, UN ACTIF PENSÉ POUR L'ÉCHELLE EUROPÉENNE Pour comprendre le virage vers la Champions League, il faut remonter à la filialisation de Hyundai Motor France, en janvier 2012. « En 2012, personne ne nous connaissait, en tout cas pas autant qu'aujourd'hui. On était hyper concurrencés, sur une marque qui avait été distribuée par un importateur pendant les dix années précédentes », rappelle Jean Nelson. La question posée à l'époque était simple : quel axe activer pour gagner rapidement en notoriété ? Le football s'est imposé pour deux raisons. La première tenait à un engagement mondial déjà ancien, celui

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Sport Stratégies 870 MARIE-AMÉLIE LE FUR : « PARIS 2024 A OUVERT LE CHAMP DES POSSIBLES »

MARIE-AMÉLIE LE FUR : « PARIS 2024 A OUVERT LE CHAMP DES POSSIBLES »

Marie-Amélie Le Fur, dans quel état se trouve aujourd'hui le mouvement paralympique français ? A-t-il réellement changé de dimension depuis Paris 2024 ? Le contexte actuel est difficile, notamment sur les plans économique et politique. Néanmoins, il serait faux de dire que nous n'avons pas bénéficié d'un effet porteur des Jeux de Paris 2024. Il y a eu un effet structurant avant et pendant les Jeux, qui perdure aujourd'hui. Cela se traduit d'abord sur le haut niveau. Que ce soit dans la préparation des équipes de France ou dans les moyens accordés par l'État et l'Agence nationale du sport, nous sommes dans une forme de continuité. Les évolutions mises en place à l'occasion de Paris 2024 pour mieux prendre en compte les spécificités du mouvement paralympique et de ses athlètes ont été maintenues. L'autre héritage est-il celui de la visibilité ? Oui. C'est quelque chose que nous suivons beaucoup. Paris 2024 a permis de rehausser la notoriété du sport paralympique pour la rapprocher de celle de nombreuses disciplines olympiques. Nous ne sommes évidemment pas au niveau du football ou de la natation, mais le mouvement paralympique peut désormais susciter une dynamique comparable à d'autres sports olympiques, à condition d'avoir une équipe de France performante, des stars identifiées, des rôles modèles et des personnalités. La réussite du Championnat d'Europe de cécifoot l'a montré. Sportivement, l'événement a été une réussite, mais l'enceinte était aussi pleine et la couverture médiatique a permis d'obtenir une audience sans précédent. Sans

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Sport Stratégies 870 « FEDEX N'EST PAS UN NOUVEL ACTEUR DANS L'UNIVERS DU GOLF »

« FEDEX N'EST PAS UN NOUVEL ACTEUR DANS L'UNIVERS DU GOLF »

Pourquoi FedEx a-t-il décidé de devenir sponsor titre de l'Open de France, et qu'est-ce qui a été déterminant dans cette décision ? Au-delà de la visibilité, quels objectifs la marque poursuit-elle à travers ce partenariat ? FedEx n'est pas un nouvel acteur dans l'univers du golf avec la FedEx Cup aux États-Unis. Nous sommes engagés dans le golf professionnel depuis plusieurs décennies, et devenir sponsor titre de l'Open de France s'inscrivait naturellement dans la continuité de cet engagement. Lorsque nous évaluons un partenariat sportif, nous nous concentrons sur deux piliers essentiels : la visibilité de la marque et les opportunités d'activation auprès de nos clients et partenaires. L'Open de France offre une plateforme unique où ces dimensions se rejoignent. Au-delà de la visibilité, ce sponsoring nous permet d'associer notre marque à des valeurs profondément alignées avec notre activité : la précision, la discipline, l'expertise, la performance et la résilience. Le golf est un sport où la

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Sport Stratégies 870 RESTRICTIONS EN MATIÈRE DE SPONSORING :

RESTRICTIONS EN MATIÈRE DE SPONSORING :

LES PROTECTIONS LÉGALES ET RÉGLEMENTAIRES L'encadrement du sponsoring trouve historiquement son origine dans la loi n° 91-32 du 10 janvier 1991 dite « loi Évin », aujourd'hui codifiée aux articles L. 3512-4 et suivants du Code de la santé publique pour le tabac et aux articles L. 3323-2 et suivants pour l'alcool. Toute opération de parrainage est interdite lorsqu'elle est réalisée par des fabricants, importateurs ou distributeurs de tabac ou lorsqu'elle a pour objet ou pour effet une publicité, directe ou indirecte, en faveur des produits du tabac ou des boissons alcooliques. Au fil des années, ces restrictions ont été étendues à de nouveaux secteurs considérés comme

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