La météo, qui exprime volontiers tout son capricieux répertoire entre les collines du Haut Var, a joyeusement joué du vent à Canjuers, sa manifestation la plus redoutée des concurrents. Irrégulier, faiblard voire inexistant aux premières heures du concours, il s’est renforcé avec le soleil pour souffler parfois en puissantes rafales (entre 35 et 40 km/h) pour se calmer à nouveau le soir venu. Dans l’axe du tir ou presque, ce souffle poussant avait tendance à lever les trajectoires, ce qui a rendu particulièrement ardue la dernière cible de compétition, à 3 200 mètres en finale.Balles perduesPlacé devant une butte de terre pour arrêter les projectiles, le gong dépassait à peine cette butte en hauteur. De sorte que les projectiles passant au-dessus se sont avérés rigoureusement « inspottables », allant se perdre dans une végétation nourrie par les pluies du printemps, rendant impossible une correction de tir. Après deux jours de qualification disputée sous un ciel plutôt ensoleillé, la finale s’est tirée sous un ciel voilé, frais, sans ombres. La finale a du KO2M a été tirée à compter de 8 h 00 dimanche, celle du One Mile sur le même pas de tir, dans la foulée. L’ordre des passages des concur-rents, tiré au sort pour les qualifications comme pour les finales, a donc distribué son lot de chance et de malchance : c’est la règle du King, que tous connaissent, même si l’engagement très
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