Pour un particulier, choisir une voiture neuve n'a déjà rien de simple. Mais pour une entreprise, cela tient carrément du casse-tête ! En effet, au classique dilemme du type de motorisation s'ajoutent des comptes d'apothicaire, liés à une fiscalité complexe et à une réglementation de plus en plus stricte concernant le “verdissement” des flottes. Alors procédons par étapes ! Principale particularité de la fiscalité automobile des entreprises : la taxe annuelle sur l'utilisation de véhicules (TUV), qui repose sur deux composantes. La première est la taxe sur les émissions de CO2, qui a été durcie au 1er janvier. Son barème progressif débute à 5 g/km de CO2 : 1 € par gramme jusqu'à 45 g/km, puis 2 € jusqu'à 53 g/km, puis 3 € jusqu'à 85 g/km, et ainsi de suite jusqu'à 65 € par gramme au-delà de 166 g/km. Cette composante favorise nettement les modèles hybrides, notamment les rechargeables. Les électriques y échappent, bien sûr. Le deuxième “effet Kiss Cool”, c'est la taxe “air” sur les polluants atmosphériques, qui a été alourdie au 1er mars. Là, c'est simple : pour un diesel, il vous en coûtera 650 € chaque année (c'était 500 € l'an dernier) ; pour tout autre modèle thermique (électrifié ou non), ce sera 130 € (au lieu de 100 €) ; quant aux électriques, ils en sont exemptés. Là encore, le “fléchage” est clair ! L'autre spécificité de la réglementation sur les flottes d'entreprises est la nouvelle taxe annuelle incitative (TAI), un dispositif destiné à pousser vers l'électrification des flottes d'au moins 100 véhicules légers. En clair, si l'entreprise immatricule dans l'année au
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