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Diapason - Le numéro 753 du 27 février 2026

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La Une de Diapason n°753 du 27/02/2026

Au sommaire de ce numéro

Diapason 753 New Orpheus Britannicus

New Orpheus Britannicus

Benjamin Britten naît le 22 novembre 1913 à Lowestoft, un petit port de pêche dans le Suffolk. Très tôt, le garçon apprend la musique - sa mère lui enseigne le piano - et compose dès l'âge de cinq ans. Il étudie ensuite l'alto, et à peine une décennie plus tard devient l'élève de Frank Bridge - il avait entendu en 1924 The Sea , qui lui avait fait forte impression. Il en parlera ultérieurement comme de son « père en musique ». Hommage au maître Variations sur un thème de Frank Bridge C'est donc tout naturellement qu'il répond à une commande du chef d'orchestre Boyd Neel pour le festival de Salzbourg avec des Variations sur un thème de Frank Bridge . La rapidité de leur écriture illustre celle avec laquelle pouvait œuvrer le jeune Britten, parfois qualifiée de facilité. Aguerri aux contraintes par son travail sur des films documentaires - il est engagé entre 1935 et 1939 comme compositeur et directeur musical par la Documentary Cinema Company -et tout récemment sur le film Love from a Stranger (1937), il produit une partition moins d'un mois après avoir reçu la commande ! Après le « succès de scandale » de Our Hunting Fathers (1936), Britten revient à un langage moins avant-gardiste. Pour ce faire, il utilise le procédé des variations mais à la différence de l'unité cherchée dans son premier chef-d'œuvre A Boy Was Born (1933), il s'agit ici davantage d'une formidable succession de climats très différenciés allant de l'inquiétude à l'onirisme en passant par la nonchalance. L'utilisation d'un thème issu d'une pièce de Frank Bridge rend hommage à celui qui fut déterminant dans sa formation, tant d'un point de vue musical qu'éthique. Le succès fut au rendez-vous même si face au ton satirique de la pièce quelques critiques britanniques se demandèrent perfidement si Britten était sérieux. L'année suivante, le chef d'orchestre Hermann Scherchen entend l'œuvre à Londres et décide de l'adjoindre à son répertoire. Elle reste aujourd'hui l'une des meilleures portes d'entrée à l'univers du compositeur. A écouter - English Chamber Orchestra, Benjamin Britten. Decca. - Philharmonia Orchestra, Herbert von Karajan. Warner. Echos tragiques Concerto pour violon (1939, révision 1958) En avril 1939, peu avant qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Britten part pour les Etats-Unis avec celui qu'il a rencontré en 1937 et qui est devenu son compagnon, le ténor Peter Pears. Première œuvre d'importance achevée pendant cet exil qui durera jusqu'en 1942, le Concerto pour violon connaît en 1940 une création très réussie à New York par Antonio Brosa et John Barbirolli. Dans l'excitation générale, la pianiste Harriet Cohen se jette sur le compositeur et, mal informée, lui lance : « laissez-moi devenir votre maîtresse

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Diapason 753 11 sources de 899 € à 15 800 €

11 sources de 899 € à 15 800 €

Toute entreprise se définit non seulement par ses produits mais aussi par son statement, son positionnement, sa raison d'être. Cambridge, le fabricant londonien depuis 1968, se décrit ainsi : « une entreprise de mélomanes, de designers et d'ingénieurs, tous obsédés par la création d'un son incroyable ». Et nous d'ajouter « tout en restant abordable ». Elève appliqué, le streamer /DAC CXN100SE coche les bonnes cases. Bien campé dans son impeccable costume gris neutre, il a fière allure avec son écran LCD couleur haute résolution, ses six touches de fonctions et sa molette qui règle le volume en sortie après conversion indifféremment en RCA comme en XLR. Un petit tour à l'arrière permet de détecter l'ensemble des possibilités du CXN100SE : outre les antennes wifi et Bluetooth 5.1 SBC/AAC, on y trouve un grand nombre d'entrées/sorties, notamment, dans cette toute nouvelle version SE, une entrée HDMI ARC qui voisine avec, pour le DAC, une USB-B, une USB-A, des entrées/sorties S/ PDIF optiques et coaxiales et - c'est important de le souligner car très rare - la possibilité de désolidariser les masses du châssis en entrée USB-B comme au général de façon à lutter contre la propagation du bruit numérique dans certaines configurations. Le DAC s'articule autour d'un chipset ESS ES9028Q2M 32 Bits à deux canaux. En USB-B, il traite les flux PCM 32/768, DSD512 et MQA, tandis que le lecteur réseau gère les protocoles AirPlay 2, Google Cast, Qobuz, Spotify et Tidal Connect, Deezer et Roon Ready, et se pilote via l'application StreamMagic sous iOS ou Android, via le wifi ou en direct sur Ethernet en RJ45. L'écoute L'application StreamMagic est d'un abord aussi simple qu' intuitif. En lecture réseau, l'affichage très complet incluant pochette, métadonnées et qualité du signal peut basculer sur un mode vumètres ou bargraphes. Ceux-ci d'une utilité d'autant plus discutable que la constante de temps est bien trop rapide. Mais l' important n'est pas là. L'application ouvre la possibilité d'agir sur un égaliseur graphique à sept bandes (-6/0/+3 dB) avec huit presets, ainsi qu'un contrôle de balance D/G. Plus intéressante à notre goût est la commande dite de compensation de la pièce, avec un curseur déplaçable de « réverbérante » à « mate », qui joue essentiellement sur le ratio du grave dans l'harmonie tonale. Qobuz Connect fonctionne parfaitement, mais comme souvent, le résultat est supérieur en transparence si l'on passe par l'application maison ou par MConnect. Le meilleur équilibre a été obtenu en sélectionnant le mode Flat et en déplaçant le curseur compensation de la pièce vers « mate » aux deux tiers. Un grand bon point à la reproduction des radios internet. A partir de Qobuz, les voix de Kate Lindsey et Nardus Williams dans le Couronnement de Poppée (extrait B) sont présentes sans être acides, avec une bonne aération et une profondeur convenable. Agréable voire subtil, le CXN100SE ne manque ni de présence ni de structure. A ce tarif, rien à dire. Les +:Complet et cohérent en son. Les -: Rien d'important à ce tarif. cambridgeaudio.com Un même coffret, deux possibilités. Les K15 et K17 du fabricant de Canton sont deux DAC/préamplis et amplis casques performants, dotés d'étages d'amplification en classe AB à transistors, sous un design commun d'inspiration néorétro avec commandes par boutons rotatifs et écran multifonctions. Ce qui change ? Les composants et leur mise en œuvre. Coûtant pas loin du double de l'autre, on se doute que l'architecture des circuits du K17 n'est pas identique. Son fabricant en parle comme du « successeur augmenté du K9 Pro - qui date de 2021 -, exploratoire d'un univers high-end ». La barre est haute, l'ambition affirmée. Et l'ingénierie au rendez-vous pour faire entrer dans cet espace, pas plus volumineux qu'une boîte à cigares, tous

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Diapason 753 Dans l'atelier du génie

Dans l'atelier du génie

On le dit fantasque, imprévisible, rétif aux interviews. Si Daniil Trifonov a une demi-heure de retard au rendez-vous fixé pour celle-ci, il apparaît souriant, presque penaud : il a simplement oublié l'horloge, pris par sa répétition. Voix douce, un peu timide et lunaire, ce jeune homme de trente-cinq ans renoue pourtant avec une race d'artistes qu'on croyait éteinte : celle des démiurges du piano, qui semblent réinventer l'univers sous leurs doigts, dans la lignée de Scriabine et Rachmaninov, dont l'art de compositeurs-interprètes le fascine, et de Richter, dont il semble avoir hérité l'intensité et le feu intérieur. Martha Argerich et Nelson Freire furent parmi les premiers à s'en aviser dès 2010, lui décernant leur note maximale au jury du Concours international Frédéric Chopin de Varsovie… où il n'obtint toutefois que la troisième place. L'année suivante, il enflammait le Concours Tchaïkovski à Moscou en raflant non seulement les Premier et Grand Prix, mais la majorité des prix spéciaux. Formé dans cette ville jusqu'à l'âge de dix-huit ans, le natif de Nijni Novgorod a poursuivi ses études à Cleveland auprès de Sergei Babayan, et s'est établi aux Etats-Unis*. Aux piliers du répertoire européen, il ajoute volontiers les musiques américaines, explore avec la même passion les compositeurs oubliés et les œuvres nouvelles - y compris les siennes. Idole des publics américains et germaniques depuis ses débuts, il est désormais aussi la coqueluche des Français : pas moins de six concerts en un mois cette fin d'hiver, entre Bordeaux, Toulouse, Lyon et Paris… Votre dernier album, consacré

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Diapason 753 19 rendez-vous à ne pas manquer

19 rendez-vous à ne pas manquer

1 L'Avare de Gasparini Du 3 au 5 mars, Caen, Théâtre. Du 18 au 21 mars, Rennes, Opéra. A Caen puis Rennes, avant Versailles en fin de saison, le metteur en scène Théophile Gasselin (frère de Salomé Gasselin, gambiste) s'empare de L'Avare de Francesco Gasparini, adaptation de la pièce de Molière. La mezzo-soprano Eva Zaïcik, le baryton Victor Sicard et le ténor Serge Goubioud promettent de rappeler que leurs voix sont rompues au répertoire baroque, tandis que le comédien Stefano Amori se montrera moins prolixe, endossant un rôle muet. Vincent Dumestre pilotera son Poème Harmonique.2 Faust de Gounod Du 4 au 8 mars, Tours, Opéra. Du 22 au 28 mars, Versailles, Opéra royal. Quelles visions inspireront à Jean-Claude Berutti l'indémodable chef-d'œuvre de Gounod ? Réponses à Tours puis Versailles. Laurent Campellone devrait rendre tout leur éclat aux sortilèges de Méphistophélès (Luigi De Donato). Ivre de sa jeunesse retrouvée, Faust (Thomas Bettinger à Tours, Julien Behr à Versailles) précipitera Vannina Santoni à sa perte, pour le grand malheur du soupirant Siebel (l'excellente Eléonore Pancrazi) et le mortel déshonneur de Valentin (Anas Seguin).3 Décaméron de Franceschini Les 7 et 8 mars, Avignon, Opéra. Œuvre fondatrice de la littérature populaire, Le Décaméron de l'écrivain florentin Boccace raconte dix journées dans la vie d'autant de jeunes femmes et hommes qui se distraient par le récit de dix nouvelles pour conjurer la grande peste qui sévit à Florence. Italien établi à Paris, le compositeur Matteo Franceschini (né en 1979) et son librettiste Stefano Simone Pintor se sont inspirés du chef-d'œuvre médiéval pour un signer un huis clos contemporain. Dans un théâtre abandonné à l'écart du chaos, Caroline Leboutte met en scène une joyeuse troupe de chanteurs et instrumentistes brouillant les frontières entre leurs disciplines.4 No, no,

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Diapason 753 War Requiem

War Requiem

Edifiée entre le XIVe siècle et le XVe siècle, la cathédrale Saint Michael de Coventry, cité industrielle du centre de l’Angleterre, est détruite par les bombes incendiaires que lâche la Luftwaffe en novembre 1940. Quinze ans plus tard, la jeune Elisabeth II pose la première pierre d’un nouvel édifice anglican, élevé tout contre les vestiges du précédent – conservés comme jardin du souvenir. Commande est passée à Benjamin Britten d’une musique pour la consécration de la nouvelle cathédrale, le 30 mai 1962. Dédié à quatre amis tombés, dont trois au combat, l’œuvre se veut « une sorte de réparation. Le War Requiem, c’est cela : une réparation » (Britten dixit). Au latin de la messe des morts, le compositeur mêle les vers anglais du lieutenant Wilfred Owen, tué à vingt-cinq ans dans les Flandres françaises sept jours avant l’armistice de 1918. « Ces poèmes magnifiques, écrit Britten, pleins de haine pour toute destruction, sont une sorte de commentaire de la messe. » Comme un surgissement de l’intime dans l’universel. Mis en chantier l’été suivant, son « requiem de guerre » est achevé en quelques mois et s’articule en trois plans sonores : compassion d’un ténor et d’un baryton, soldats se partageant les neuf poèmes d’Owen dans l’écrin chambriste de douze instrumentistes ; supplication portée avec force par la masse du chœur et de l’orchestre symphonique, dominés avec solennité par la soprano solo ; rédemption dans l’écho innocent du chœur d’enfants associé à l’orgue. Le trio soliste doit symboliser la réconciliation des anciens belligérants : le

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Diapason 753 Beauté et sentiments

Beauté et sentiments

Eugène Onéguine de Tchaïkovski . Paris, palais Garnier, le 26 janvier. A voir sur la plateforme France.tv jusqu'au 30 septembre 2026. Ça promet ! Fraîchement nommé directeur musical à l'Opéra de Paris, Semyon Bychkov est un des grands triomphateurs du nouvel Onéguine présenté au palais Garnier. Cette lecture allie les contraires : un esprit chambriste qui laisse entendre tous les détails de la partition, mais aussi un vaste souffle romantique, des fulgurances, un perpétuel mouvement. L'orchestre

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