Dans sa préface d’Esther (créée en 1689), Jean Racine (1639-1699) rend hommage à Moreau « qui [en] a fait la musique ». Car celle-ci avait sa part dans la tragédie, qui comprenait des chœurs, comme plus tard Athalie (1691), également destinée aux demoiselles de Saint-Cyr. Moreau eut des successeurs : Gossec proposa sa version d’Athalie, avant que Mendelssohn s’en empare à son tour. De ces deux tragédies sacrées, Handel, s’appuyant sur des traductions, fit des oratorios anglais. Sous l’Occupation, Thomas de Hartmann revint pour Esther à l’original français, abrégé pour devenir une « tragédie musicale ». Aux jeunes pensionnaires, dont il fallait relever la piété, Racine offrit encore ses Cantiques spirituels (publiés en 1694), dont se saisirent Moreau et Lalande, puis Collasse. Pour son Cantique de Jean Racine, Fauré leur préféra cependant les Hymnes
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Diapason n°759 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus