Les experts sont unanimes sur un point : le sanglier est une espèce dont la gestion directe doit se faire selon une approche multifactorielle, de même que la gestion des conséquences de sa présence. Une approche dont découle « une concertation vitale entre tous les acteurs du sujet, ce qui permet de partager aussi bien les réussites que les échecs, mais surtout de trouver des solutions efficaces aux problèmes », comme le martèle Matthieu Salvaudon, responsable du dossier sanglier à la Fédération nationale des chasseurs. Un dossier brûlant, avec des records qui s'enchaînent année après année et qui font de la France, avec près de 900 000 sangliers tués durant la saison 2024-2025, le pays où les chasseurs prélèvent le plus d'individus de cette espèce en Europe (voir graphique). Derrière ce chiffre qui a été multiplié par 10 en quarante-cinq ans, il y a celui des indemnisations de dégâts, qui flirte avec la barre des 90 millions d'euros annuels, pris en charge uniquement par les chasseurs, dont les effectifs diminuent invariablement depuis trois décennies. Parfois, la situation est telle qu'elle met en péril la survie des fédérations départementales de chasseurs concernées, une dizaine en France, dont les finances ne peuvent plus supporter le poids des dommages. Item sans titre DES MESURES ADAPTÉES Dans d'autres cas, plus particulièrement dans le sud du pays, la chasse est même perçue comme une corvée par les équipes de chasse, mais, ainsi que
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