“Voilà, Sébastien Camus n'a fait que quelques mètres sur ce chemin d'Yvoy-le-Marron avant d'immobiliser son véhicule. D'un côté, un sous-bois solognot classique et sain. De l'autre, un bout de terre retournée, fouillée et labourée comme un champ de blé à l'automne. Entre les deux, une clôture haute de 1,40 m et surmontée d'un fil de barbelés acéré. Ce grillage, Sébastien l'a vu sortir de terre il y a quelques mois, subitement, lorsque les propriétés voisines ont été rachetées par un grand propriétaire désireux d'accroître son domaine.Depuis, trois faces de la propriété sont désormais encloses, contre le gré des voisins. « Je n'ai plus de cervidés, déplore Sébastien Camus. Ils peuvent sauter les clôtures parfois en action de chasse, mais ils ne s'y risquent pas en dehors, surtout avec les barbelés. » Arrivé à la mi-saison, le chasseur n'a fermé aucun bracelet. « Je n'ai que deux malheureux chevreuils qui se retrouvent coincés ici, donc ceux-là, je ne vais évidemment pas les tirer, poursuit-il. Sur les sangliers, on a des situations aberrantes. En vingt et un ans, c'est la première fois que je vois les sangliers me défoncer les pelouses. Leur
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