En ce début d'avril, la Dordogne porte encore les couleurs de l'hiver. À Argentat, près du pont de Monceaux, la rivière s'étire dans un long ruban d'eau froide, gonflée par les pluies récentes. Les nuages accrochent les reliefs, la bruine s'invite par rafales, propre aux printemps tardifs. C'est ici que Julien Katzenfort, guide installé non loin, aux confins du Cantal, du Puy-de-Dôme et de la Corrèze, entame sa saison. À cette époque, les éclosions sont plus précoces ici que sur son territoire auvergnat. La Dordogne, née au puy de Sancy à 1 885 m d'altitude, traverse plateaux, gorges et vallées avant de rejoindre la Garonne au bec d'Ambès, là où commence l'estuaire de la Gironde. Mais bien avant d'atteindre les eaux saumâtres, elle offre un royaume aux truites et aux ombres, notamment en aval des grands barrages en Corrèze grâce à son
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Le Chasseur Français n°1550 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus