Dans une forêt qui vient de brûler, le regard cherche d’abord ce qui demeure : la ligne d’une piste sous la cendre, le dessin d’un fossé, parfois un pin encore debout, noir jusqu’aux aiguilles. Pour un chasseur, ces survivances renvoient à quelque chose de plus précis : une remise, un passage, une mare, la mémoire patiemment accumulée d’un territoire fréquenté saison après saison. Le feu défait un ordre des lieux que l’on croyait stable et qu’il faut, soudain, réapprendre. L’été 2026 aura fait plus qu’ajouter une ligne au registre des catastrophes. Depuis les tout premiers jours de l’année, le ministère de l’Intérieur dénombre 14 320 feux et 119 000 ha brûlés, un niveau qualifié de « sans précédent ». À Trévillach, dans les
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