Les Cahiers de Science et Vie - Le numéro 223 du 18 juin 2025

Consultez le sommaire détaillé des articles parus dans ce numéro de Les Cahiers de Science et Vie.
Feuilletez un extrait de cette parution. Achetez le numéro au format papier ou numérique pour le retrouver sur votre espace client et l’application KiosqueMag.
KiosqueMag, la boutique officielle de Les Cahiers de Science et Vie propose l’accès le plus complet aux archives de la revue.

Feuilleter un extrait
La Une de Les Cahiers de Science et Vie n°223 du 18/06/2025

Au sommaire de ce numéro

Les Cahiers de Science et Vie 223 « Une autocratie, des régions sans autonomie, un empire qui s'est constitué depuis Ivan le Terrible. »

« Une autocratie, des régions sans autonomie, un empire qui s'est constitué depuis Ivan le Terrible. »

Cahiers de Science & Vie : Dans Les quatre guerres de Poutine, vous écrivez que la figure de ce dernier incarne l'histoire de la Russie. Qu'emprunte-t-il aux tsars et aux autocrates du passé ? Sergei Medvedev : Le poutinisme est une forme de « rétro-politique » ou, pour reprendre les termes du sociologue Zygmunt Bauman, une retrotopia , une utopie construite sur le passé, une sorte de Make Russia Great Again . Il s'agit de revenir à 1945, quand Staline, Roosevelt et Churchill étaient penchés sur la carte du monde et se la partageaient ; ou bien à 1814/1815, quand les cosaques se tenaient sur les Champs-Élysées, puis que la Russie participait au Congrès de Vienne ; ou encore au demi-siècle qui a suivi et à 1848, quand elle constituait le gendarme de l'Europe et la gardienne de l'Ancien Régime. Ce sont pour Vladimir Poutine les temps glorieux, l'empire glorieux que nous avons perdu, et il pioche dans le passé comme dans un menu. Les Russes se laissent facilement berner, car pour beaucoup l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) était une bonne chose, et ils jugent l'Occident responsable de son effondrement. Et puis, au-delà de l'idéologie, la

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Les Cahiers de Science et Vie n°223 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Les Cahiers de Science et Vie 223 LES STANTARI DE L'ÎLE DE BEAUTÉ

LES STANTARI DE L'ÎLE DE BEAUTÉ

Pour découvrir les mégalithes de Cauria, au sud de l'île, il faut quitter Sartène direction Bonifacio, puis bifurquer vers le village côtier de Tizzano. La petite départementale serpente dans un vallon de chênes verts et d'arbousiers, puis une piste grimpe dans le maquis vers un plateau de granit de 300 hectares culminant à 267 m. Les statues dressées sont là, comme si elles vous attendaient avec leur regard énigmatique tourné vers l'est, dans un décor à couper le souffle entre montagne et Méditerranée. Appelés « Stantari » (« les Pétrifiés » en langue corse), les monolithes du plateau de Cauria sont un site majeur pour comprendre une forme de mégalithisme originale qui s'est développée sur l'île à l'âge du Bronze. Parmi la quarantaine de stèles monumentales taillées dans du granit (certaines mesurent près de 4 m), plusieurs présentent en effet des visages sculptés, avec yeux, nez et possibles barbes, ainsi que des armes figurées sur le torse, poignards et épées avec pommeau, parfois suspendues à des baudriers. Les archéologues parlent de statues-menhirs, monuments mégalithiques anthropomorphes (d'apparence humaine) qui constituent une spécificité insulaire. L'île de Beauté en compte à elle

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Les Cahiers de Science et Vie n°223 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Les Cahiers de Science et Vie 223 ÎLE SAINT-JOSEPH, MANGEUSE D'HOMMES

ÎLE SAINT-JOSEPH, MANGEUSE D'HOMMES

Une atmosphère paradisiaque enveloppe la petite île Saint-Joseph qui forme, avec l'île Royale et l'île du Diable, l'archipel des îles du Salut, au large des côtes de Guyane. La chaleur humide, le martèlement incessant des vagues de l'océan sur les rochers, la nature luxuriante et sauvage, le bruissement du vent, le piaillement des oiseaux… Un véritable décor de carte postale, mais qui se fissure dès que surgissent les ruines du bagne et de ce qu'il a contenu de vies et de morts, de supplices et de souffrances. L'île Saint-Joseph bouscule, bien plus que ses deux voisines qui, pourtant, ont elles aussi accueilli des forçats. Et pour cause, de 1897 à 1938, elle abritait la Réclusion cellulaire, le « bagne du bagne », la « guillotine sèche », la « mangeuse d'hommes ». Les surnoms ne manquent pas pour désigner cet enfer où les détenus étaient maintenus à l'isolement dans de minuscules cellules des années durant, avec interdiction de parler, de fumer, d'écrire… La Guyane a une longue tradition pénitentiaire. Dès 1793, on y envoie les premiers déportés politiques de la Révolution, prêtres réfractaires,

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Les Cahiers de Science et Vie n°223 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Les Cahiers de Science et Vie 223 LES JARDINS DE LA RENAISSANCE

LES JARDINS DE LA RENAISSANCE

Au tournant du XVIe siècle, la Touraine prend des airs de Toscane. Dans le Val de Loire, Charles VII puis ses successeurs bâtissent ou restaurent le long du fleuve leur résidence. Là fleurit un nouveau type de jardin, qui rompt avec l'espace clos médiéval, intégré à la forteresse. Ceux qui peuplent les logis royaux et la Cour s'ouvrent progressivement sur le paysage, s'agrémentent de statues et font la part belle à l'eau, qui devient un élément du jardin à part entière. Cette mode venue du sud s'impose lors des guerres d'Italie (1494-1559), au cours desquelles on découvre une esthétique inspirée de l'Antiquité. « Les vergers, statues et fontaines du jardin de Poggio Reale, près de Naples, et les paysages italiens sont alors une véritable révélation », souligne l'historienne Michèle Quentin. Le goût pour le jardin n'a pourtant rien de nouveau, nuance aujourd'hui la recherche. Lucie Gaugain, historienne de l'art et co-auteur de l'ouvrage La fabrique du jardin à la Renaissance , souligne ainsi que celui-ci est aussi héritier du Moyen Âge, et ne peut être considéré comme une pure

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Les Cahiers de Science et Vie n°223 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Les Cahiers de Science et Vie 223 NARBO MARTIUS REFAIT SURFACE

NARBO MARTIUS REFAIT SURFACE

La mer, jadis toute proche, s'est retirée. Sous le vent du Cers, entre l'étang de Bages-Sigean, les anciens bras de l'Aude et les collines de la Clape, sommeille une grandeur antique oubliée. Non pas l'Atlantide, mais Narbo Martius, fondée en 118 av. J.-C., première colonie romaine hors d'Italie et capitale de la Transalpine, future Gaule narbonnaise. Pour en retrouver la trace, il faut quitter les boulevards paisibles et suivre les archéologues dans les anciens méandres de l'Atax (l'Aude). Car c'est là, sous les champs et les marécages, que ressurgit, depuis quinze ans, un port parmi les plus puissants de la Méditerranée antique. Avec l'exposition Escale en Méditerranée romaine, le musée Narbo Via révèle un vaste système portuaire reliant Rome à l'Hispanie, à l'Atlantique, au nord de la Gaule et aux îles britanniques. Un carrefour vital de la Mare Nostrum, longtemps rêvé, désormais révélé par la science. « C'est à toi que les mers de l'Orient

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Les Cahiers de Science et Vie n°223 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus
Les Cahiers de Science et Vie 223 LES MUCHES DE NAOURS

LES MUCHES DE NAOURS

Il faut laisser derrière soi les pâtures vallonnées du plateau picard, franchir un bois clairsemé, et grimper encore un peu. Là, sur le flanc crayeux d'un coteau qui domine les sources de la Nièvre, une faille noire s'ouvre dans la blancheur de la roche : l'entrée des muches de Naours. Il suffit de quelques marches pour basculer dans un autre monde. Pas moins de deux kilomètres de galeries, des centaines de chambres creusées à même la craie, des recoins sombres où règne un silence feutré. Sur les parois irrégulières de cette ancienne carrière, des niches murales, une auge taillée, des anneaux fixés dans la roche ou encore des noms depuis longtemps oubliés, gravés ici et là, laissent entrevoir une riche vie souterraine passée. Item sans titre Car les muches, comme on les appelle en

Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Les Cahiers de Science et Vie n°223 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.

Voir plus

J'achète ce numéro

Voir toutes les archives de Les Cahiers de Science et Vie

Tous les numéros de Les Cahiers de Science et Vie

J'aime Les Cahiers de Science et Vie ? Je m'abonne

Nos offres d'abonnement à Les Cahiers de Science et Vie
Satisfait<br>ou remboursé

Satisfait
ou remboursé

Service client à votre écoute

Service client à votre écoute

Moins cher qu'en kiosque

Moins cher qu'en kiosque