Tout commence au XIIe siècle, lorsque l’abbé Suger, en charge de la construction de la basilique Saint-Denis, souhaite faire rentrer la lumière dans les églises. La présence d’une lux nova et continua, une lumière nouvelle et continue, comme l’écrit Suger, est ce qui définit le mieux l’art gothique médiéval. Les arcs-boutants et leurs pinacles remplacent les lourds contreforts et autorisent, en recevant les poussées de la toiture à la place des murs, à monter ces derniers bien plus haut que ne le permettait l’usage. Les vitraux, dont l’art est alors à son apogée, transforment l’église en un lieu de lumière. L'exposition du Louvre-Lens place cette révolution architecturale au point de départ de son récit. L'exposition rappelle que le gothique fut le premier mouvement véritablement européen. Né en Île-de-France, il rayonna en Belgique, en Angleterre, en Allemagne, jusque dans la lointaine Bohême. À mesure que
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