Nous Deux - Le numéro 4070 du 30 juin 2025

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La Une de Nous Deux n°4070 du 30/06/2025

Au sommaire de ce numéro

Nous Deux 4070 Un impossible amour

Un impossible amour

Nicolas était en route depuis bientôt plus d'un mois. Il avait quitté Fontainebleau, laissant derrière lui de bons souvenirs. Mais il désirait à présent en collectionner d'autres en partant à la découverte de son pays. Il était jeune, il rêvait d'aventures. Il était parti sans avoir de destination précise. Mais il avait cependant choisi de prendre la direction du sud, songeant qu'en descendant, les hivers seraient toujours moins rigoureux que dans le Nord. Il n'avait emporté qu'un petit baluchon contenant deux vêtements de rechange et des souliers, espérant très vite obtenir un travail dans la première ville qu'il atteindrait. Cela lui permettrait d'obtenir les moyens de continuer sa route vers d'autres contrées. Mais il avait déjà traversé trois bourgades et dans chacune d'elles il s'était vu répondre, dans les selleries où il s'était présenté, qu'on ne recherchait pas d'employé. Il avait continué son chemin, espérant avoir plus de chance dans la ville suivante. Fabriquer des harnais pour les chevaux était le seul métier qu'il n'ait jamais exercé. Son père qui travaillait dans une sellerie de Fontainebleau le lui avait appris. Quand, après avoir rénové le château où nombre de ses prédécesseurs avaient vécu, François 1er venait séjourner à Fontainebleau, c'était accompagné d'une nuée de gentilshommes. Leurs attelages avaient souvent, après de longs voyages, besoin de réparation, et l'on s'arrêtait à la sellerie, judicieusement installée par le patron sur la route du château. D'apprenti, Nicolas était rapidement devenu sellier en titre aux côtés de son père, jusqu'au décès de celui-ci, terrassé par un vilain coup de froid. Cela remontait à un mois, date à laquelle Nicolas avait décidé de démissionner, ne se sentant pas le courage de continuer à travailler sans la présence de son père. Il avait alors quitté sans regret Fontainebleau, où aucune attache ne le retenait. Il n'avait pas connu sa mère, morte en couches. Il n'avait en poche que son dernier salaire quand il s'était mis en route, et ne pouvait donc pas s'offrir de nuits dans des auberges. On était au printemps, il faisait plutôt doux,

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Nous Deux 4070 Un coup de cœur

Un coup de cœur

Le regard de Laure balaya le vaste domaine qui s'étendait de part et d'autre de la rivière qui coupait la propriété en deux parties totalement opposées. À sa gauche, des champs de maïs, de blé et d'orge formaient des vagues où le vent creusait des sillons à sa guise. À sa droite, les cimes des séquoias et des pins de la forêt courbaient la tête comme pour se mêler à cette danse champêtre. La jeune femme prit une inspiration et huma l'air chargé d'odeurs estivales. Laure se sentait chez elle au Relais des chasseurs. Elle ferma un moment les yeux pour se souvenir de ces étés qu'elle avait passés au domaine. C'était si simple et tellement naturel de remonter le temps et de revivre les saisons placées sous la direction de son père. Pierre menait son monde avec souplesse. Tous ceux qui participaient aux semences puis aux récoltes lui étaient reconnaissants. Sans afficher la moindre ostentation, son père avait développé une exploitation agricole qui faisait vivre la moitié du village. En repensant avec une certaine nostalgie à ces années florissantes, Laure lui enviait sa réussite. Avec l'arrivée de la fête de la Saint-Jean et de ses traditionnels feux de joie, chaque été passé au domaine annonçait la parade à venir des tracteurs et des moissonneuses-batteuses. Après le solstice d'été, les terres bruissaient de mille bruits familiers autour des ballots de paille qui iraient après la moisson nourrir la soixantaine de vaches laitières du domaine. Tout participait au cycle de la nature et recommençait année après année. Jusqu'au jour où son père avait dû interrompre son activité. La baisse du prix du lait avait mis fin à l'exploitation. Pierre ne s'en était jamais totalement remis. Tout cela faisait partie du passé. Mais ces hectares de terre familiale qu'elle contemplait maintenant étaient bien réels. Ils appartenaient à son présent et s'inscriraient bientôt dans son avenir. Elle devait bien reconnaître que depuis son arrivée au domaine, il y avait eu de nombreux changements dans sa vie ! Son retour

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Nous Deux 4070 Le cadeau du passé

Le cadeau du passé

Virginie et moi, installés devant mon petit bureau d'étudiant, révisions nos mathématiques. Les épreuves du baccalauréat approchaient et il n'était pas question que nous échouions. Un mince filet de musique s'échappait de ma radio. Virginie relevait de temps en temps le nez de ses fiches et fixait le mur en fermant légèrement les yeux, elle faisait preuve d'une concentration extrême, ce qui n'était pas mon cas. Mon regard vagabondait de mon livre sur sa nuque puis descendait le long de son dos. Ma main droite lissa ses longs cheveux blonds puis glissa sur son bras. - Eh, doucement, jeune homme… vous n'êtes pas à ce que vous faites… Elle se tourna vers moi et agita son index dans un geste de réprobation. Son visage s'éclaira d'un sourire. - Besoin d'une pause ? J'acquiesçai en l'attirant contre moi. Ma bouche recouvrit la sienne tandis qu'elle s'installait sur mes genoux, provoquant en moi le même émoi que lors de notre premier baiser plus d'un an plus tôt. Dans la pièce voisine la sonnerie du téléphone retentit sans que cela dérange le moins du monde notre tendre tête-à-tête. Ma mère devait être rentrée et elle allait forcément décrocher. Le corps de Virginie se cambra, elle se dégagea soudain, préférant ignorer l'envie qui nous tenaillait l'un et l'autre. De l'autre côté de la porte, on entendait une voix fluette et douce mais nous ne pouvions pas discerner ce qui se disait. - Tu as soif, mon cœur ? murmurai-je à son oreille. - Depuis tout à l'heure je rêve d'un soda bien frais… tu lis dans mes pensées. - Normal… on n'a pas toujours besoin de parler pour se comprendre… Le parquet craqua sous mon poids. Le salon était désert, la cuisine également. Je m'emparai de deux verres et d'une bouteille. J'allais regagner ma chambre lorsqu'un reniflement attira mon attention, il provenait de la salle de bains. - Maman… Quelque chose tomba sur le carrelage. - Tout va bien ? - Oui

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Nous Deux 4070 Un cœur de lierre

Un cœur de lierre

Sympa, ce déjeuner tout à l'heure avec Léa ! essaie de se persuader Ludivine. En vérité, assise à sa table de travail, entre des papiers à dessin et un ordi, dans l'arrière-boutique de la bijouterie Diamanti, avenue de l'Opéra, à Paris, la jeune femme a le trac. Certes, déguster une pizza avec sa meilleure amie est toujours agréable, pourtant Ludivine redoute ce moment au lieu de s'en réjouir. Pourquoi ? Parce que Léa va forcément lui poser des questions indiscrètes au sujet de sa vie privée. Or la vie privée de Ludivine est un désert. Rien à en dire ! Une première « histoire » qui rate, une autre mal partie et arrivée nulle part, quelques coups de cœur éphémères, et voilà comment une jolie femme se retrouve seule à 37 ans ! Elle finit par en éprouver une espèce de honte, même si l'époque est aux célibattantes et aux « femmes puissantes » qui n'ont nul besoin d'un homme pour s'affirmer. N'empêche ! Sa situation devient désagréable à évoquer pour elle, surtout face à Léa, heureuse épouse. Elle ne comprend rien à la solitude de « cette pauvre Ludi », selon son expression… Agacée à l'idée d'un énième interrogatoire amical, Ludivine reprend le croquis esquissé sur papier qui s'affiche maintenant sur l'écran de l'ordinateur : un trèfle porte-bonheur. Ce serait joli de souligner sa bordure d'émeraudes en strass, n'est-ce pas ? Alors, à l'attention de l'atelier, Ludivine indique ses suggestions par diverses flèches. Chez Diamanti, elle est styliste et crée à la demande des bijoux fantaisie de bonne qualité. Le client gribouille une vague esquisse de la pièce qu'il imagine, et Ludivine la traduit en un dessin précis qu'elle envoie via l'ordi à l'atelier, un étage au-dessus. Là, les doigts de fée de Mme Élise

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Nous Deux 4070 Cet été, que vous réservent les astres ?

Cet été, que vous réservent les astres ?

En couple : si votre relation a du plomb dans l'aile, en juillet, vous trouvez de nouveau de bonnes raisons de recoller les morceaux de votre couple (surtout 1er décan). Cerise sur le gâteau, jusqu'au 16 août, l'ambiance « vacances » vous rapproche de votre conjoint(e). Une quinzaine un peu magique où vous retrouvez la passion des premiers jours. Que du bonheur ! Célibataire : en juillet, vous jetez vos principes par-dessus les moulins. Libre et enfin insouciante, vous avez bien l'intention d'en profiter (surtout 1er décan). 2 et 3e décans, vous ne perdez rien pour attendre, car votre tour arrive en août. Un(e) ex revient à la charge ou bien un(e) proche de la famille vous donne l'envie de plaire, de faire feu de tout bois pour séduire. 2e décan, évitez quand même de vous emballer ! Forme : qu'on vous fiche la paix ! En août, en vacances ou pas, vous vous chouchoutez de la tête aux pieds, et ne pensez qu'à vous et à votre bien-être. Fin août, la perspective de la rentrée vous rend un peu nerveuse. Essayez de rester zen ! Soufflez, respirez !Le conseil Nous DeuxJuillet est le mois idéal pour réparer ce qui doit l'être dans la maison. Août, si vous êtes confrontée à un désaccord, soyez diplomate et conciliante. Ça passera mieux. En couple : des tensions début juillet, vite apaisées ! Vu tout le mal que vous vous donnez pour assurer le bien-être de votre moitié, l'harmonie est bien méritée. En août, avec votre moitié, vous retombez en enfance. Vous gloussez, riez à gorge déployée… Bref,

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Nous Deux 4070 Des salades aussi belles que gourmandes !

Des salades aussi belles que gourmandes !

- ½ pastèque - 1 concombre - 2 sucrines - 250 g d'emmental - 3 c. à soupe d'huile d'olive - 2 c. à soupe d'huile de noix - 2 c. à soupe de vinaigre balsamique - 1 c. à soupe d'huile de lin - Sel et poivre 5 baies du moulin 1. Pelez le concombre et coupez-le en deux dans la longueur, puis émincez-le. Taillez la pastèque en rondelles de 1,5 cm d'épaisseur et découpez-y des parts triangulaires d'environ 3 cm de côté. Effeuillez et lavez les sucrines en recoupant les feuilles en morceaux. Essorez-les. 2. Taillez l'emmental en cubes. 3. Fouettez les huiles avec le vinaigre, salez et poivrez. 4. Mélangez toutes les crudités avec la vinaigrette dans un saladier. Dressez dans des assiettes et garnissez de fromage. - 2 poivrons - 2 courgettes - 1 gousse d’ail - 1 bouquet garni -

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