Fabrice sortit de la voiture et poussa un juron : - C'est pas vrai ! Saleté de temps ! Saleté de pluie ! Saleté de route ! Saleté de boue ! En voulant extraire son mobile de sa poche, l'appareil lui échappa des mains. Il dut les plonger jusqu'aux poignets dans une flaque pour le récupérer. Il fulminait. Sa voiture et maintenant son mobile ! En pleine campagne ! Pas moyen d'appeler une dépanneuse ! Heureusement, la pluie avait cessé. Il ne lui restait plus qu'à se servir de ses jambes. À condition qu'elles ne s'enlisent pas, elles aussi ! Il récupéra son porte-document avant de claquer la portière rageusement et de se mettre en marche. Que des champs autour de lui ! Que des champs ? Non, au bout de l'un d'eux, il aperçut au loin une ferme. Il allait pouvoir s'y réfugier et téléphoner ! Il s'élança, rassuré. Quelques minutes plus tard, il avisa un sentier sur sa droite et s'y engagea. Celui-ci devait sûrement mener à la ferme. Après avoir longé, entre deux clôtures, des prés où paissaient des vaches, il finit par atteindre le bâtiment. C'était un imposant corps de ferme, formé de plusieurs dépendances au centre desquelles, derrière un grand porche, se trouvait une cour d'où l'on pouvait apercevoir la maison de maître. En passant sous le porche, il découvrit, encerclant la cour, une écurie, une étable, une grange et aussi, un pigeonnier. Celui-ci avait-il pu loger quelques messagers durant la Grande Guerre ? se demanda-t-il, passionné qu'il était d'histoire. Des poules allaient et venaient et un chien surgit brusquement, qui les fit se sauver tandis que Fabrice reculait devant l'animal qui lui montrait les crocs. - Tout doux mon chien, je n'ai pas de mauvaises intentions ! La porte de la maison de maître s'ouvrit et un homme corpulent cria : - Hercule ! Au pied ! Le chien obéit et vint
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