Nous Deux - Le numéro 4108 du 23 mars 2026

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La Une de Nous Deux n°4108 du 23/03/2026

Au sommaire de ce numéro

Nous Deux 4108 Le retour de Martine

Le retour de Martine

Amélia Desrosiers écarta le rideau de la fenêtre. - Regarde-la, Simon, elle ne sait même pas marcher avec des talons hauts ! C'est pathétique, je l'ai vue se tordre la cheville. Simon alla jusqu'à la fenêtre et tira sa femme par le bras. Il la fit s'asseoir à la table encore dressée et prit place auprès d'elle. - Amélia, ne sois pas ainsi. Elle a fait des efforts pour te plaire, cette petite, et je trouve qu'elle s'en est plutôt bien sortie. - Elle était bien embarrassée avec les couverts ! - Mais qu'est-ce qu'on en a à faire, des couverts ? Louis est amoureux d'elle et elle l'est de lui. Je trouve qu'elle a une sacrée patience pour t'avoir supportée pendant tout le repas avec le mépris que tu as affiché. Il faut vraiment qu'elle l'aime, notre Louis ! - Lui ou son argent ? - Louis n'a pas d'argent, il vit comme un oiseau sur la branche. Si tu ne l'entretenais pas, il aurait déjà été expulsé de son petit appartement. Il n'est pas fichu de garder une place. Marion a la tête sur les épaules et elle fait un beau métier. Elle sauve des vies tous les jours aux urgences. Amélia Desrosiers était une jolie femme brune, toujours très élégante et maquillée à la perfection. Elle avait maintenant un peu plus de 60 ans et avait été actrice dans sa jeunesse, quand le couple vivait en Angleterre. Elle avait interrompu une carrière prometteuse à la naissance de son fils unique, se promettant d'y revenir plus tard, mais le plus tard avait été trop tard, elle n'avait jamais pu reprendre sa place. Son véritable nom était Martine Guilbert, fille d'un laborantin et d'une préparatrice en pharmacie. Elle avait oublié depuis longtemps qu'elle était d'un milieu modeste et que la vie aisée qu'elle menait, elle la devait à son mari, Simon Mestre, issu de plusieurs générations de notables. Ou peut-être, après tout, s'en souvenait-elle trop bien. Elle aurait voulu pour son fils un meilleur parti. - Tu l'as déjà adoptée, on dirait ! - Dans quelle époque vis-tu, Amélia ? Tu ne peux pas prétendre choisir la compagne de notre fils, il y a bien longtemps

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Nous Deux 4108 Une maman à la dérive

Une maman à la dérive

Bérénice regarde son bébé qui dort dans son berceau. On dirait un ange, il est beau, Noé, et pourtant elle ne peut refréner les larmes qui montent à ses yeux. Bientôt, ce sont des torrents de larmes qui la submergeront. Ce petit garçon, elle l'a voulu de tout son être. Elle a adoré être enceinte. Alors qu'il était à l'abri dans son ventre, elle ne cessait de lui parler, de lui raconter combien elle était heureuse de l'attendre, combien il lui tardait qu'il montre sa frimousse. Elle a vécu des mois idylliques, à préparer sa venue avec Nathan, son époux. Et puis, par un beau matin de printemps, le moment tant attendu est arrivé. Les premières contractions, le départ pour la maternité en catastrophe, avec quelques semaines d'avance, a plongé le jeune couple dans un état proche de la panique avec un mélange d'euphorie : ils seraient bientôt maman et papa. Tout s'est passé du mieux possible. Noé a pointé son petit nez sous les yeux émerveillés des jeunes parents. Tant qu'elle était à la clinique, Bérénice avait bien joué son rôle de jeune maman. Elle avait accueilli les exclamations des proches avec orgueil et bonheur. Le retour à la maison, où Nathan les a choyés, elle et leur bébé, lui a permis de reprendre des forces. Quand son mari a repris le travail, elle n'avait pas imaginé éprouver un tel désarroi, face à son enfant. Elle s'est retrouvée seule à gérer la maison, les repas et Noé. Au fil des jours, sa confiance s'est émoussée et elle ne parvient même plus à prendre soin d'elle. Elle, si coquette, traîne toute la journée dans un vieux jogging, la peur au ventre de mal faire avec son fils. Chaque matin, quand Nathan part, elle est terrorisée et résiste à l'envie de lui crier de rester, que quelque chose en elle ne tourne pas rond et qu'elle a peur de faire du mal au bébé. Mais elle le regarde partir, la boule au ventre, dissimulant son mal-être. Elle a honte et elle a peur

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Nous Deux 4108 Drôle de coup franc

Drôle de coup franc

Ces samedis matin passés à se geler sur des tribunes vides, qu'il pleuve ou qu'il vente, tandis que Sarah traversait indéfiniment un terrain en essayant de marquer un but… Chaque année, je me disais qu'on ne m'y prendrait plus, mais ma fille adorait le foot et ce n'était pas son père qui risquait de sacrifier sa grasse matinée pour l'accompagner ! Pourtant, les hommes ne manquaient pas : j'étais entourée de papas qui hurlaient des encouragements à leur fille. S'il trouvait que c'était formidable que les filles se mettent au foot, Samuel, lui, avait visiblement déduit que c'était aussi aux mères de s'en occuper ! Et donc, le samedi, après avoir servi le petit déjeuner aux enfants, habillé Léo et vérifié que Sarah n'avait pas oublié ses crampons, tout le monde montait dans la voiture - sauf Samuel qui ronflait encore -, direction le stade. Léo, trop petit pour les activités, jouait avec son ballon en mousse au bord du terrain. Et moi… Je me cramponnais à mon thermos, mon bonnet enfoncé le plus bas possible, en faisant de grands sourires à Sarah quand elle se tournait vers moi. Ce samedi-là, il pleuvait en plus du reste. De bonnes giboulées de mars qui me fouettaient régulièrement le visage - la tribune était trop étroite pour vraiment nous protéger. Léo râlait de rester dans sa poussette et je venais de renverser une partie de mon café sur mon jean en débouchant mon thermos… Bref, les conditions idéales pour être abordée par un inconnu. - Vous voulez une serviette en papier ? Il était assis derrière moi. Il avait un léger accent étranger, anglais peut-être. Ce qui aurait expliqué ses cheveux roux et ses taches de rousseur - une espèce de prince Harry, mais bouclé. Je vis d'abord son sourire éclatant, et ensuite la serviette qu'il me tendait. - Prenez, j'ai tout un paquet… J'ai apporté un pique-nique pour ma fille et moi. - Un pique-nique ? Je suis désolée pour vous… Avec ce temps ! - Ah,

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Nous Deux 4108 Un grand chantier

Un grand chantier

André était enfin heureux. Quelques mois plus tôt, il avait osé proposer à Madeleine de sortir avec lui. Ouvrier dans le bâtiment, il passait tous les matins devant le cours des Halles où elle était vendeuse et lui achetait un fruit. Ils avaient sympathisé et quand aucun client ne se présentait derrière lui, il en profitait pour bavarder un peu avec elle. Ils avaient tous deux des points communs : de tristes souvenirs. Leurs pères avaient fait la guerre de 1870 et n'en étaient pas revenus. La mère de Madeleine était morte de chagrin. La petite fille avait alors 8 ans, aucune famille, elle s'était retrouvée à l'orphelinat. André, quant à lui, venait de fêter ses 10 ans quand son père avait succombé sous les balles prussiennes. Sa mère n'avait pas tardé à se remarier avec un homme qu'elle amenait régulièrement à la maison pendant que son mari combattait l'ennemi ! Il en voulait terriblement à celle qui lui avait donné le jour et maudissait son beau-père. Dès qu'il avait été en âge de travailler, il s'était trouvé un emploi dans la construction et avait quitté ce couple exécrable. Durant ses grands travaux entrepris à Paris, qui allaient transformer la ville, détruisant des rues étroites et insalubres en y faisant percer à la place des boulevards et des avenues, le baron Haussmann avait également fait aménager le bois de Boulogne et celui de Vincennes. Des lieux de promenade adoptés par les Parisiens qui s'y rendaient en grand nombre. André avait eu l'idée de proposer à Madeleine de l'emmener faire un tour dans l'un des deux, un dimanche. Elle avait accepté avec plaisir. On pouvait canoter sur le lac du bois de Boulogne et ce fut là qu'ils se rendirent pour leur première escapade. Ils se montraient tous deux d'humeur joyeuse, riant aux plaisanteries de l'un ou de l'autre, ce qui leur permettait de dissimuler l'émotion qu'ils éprouvaient à se retrouver seuls. Quand pour la première fois il l'avait touchée, en lui

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Nous Deux 4108 Que planter face au changement climatique ?

Que planter face au changement climatique ?

Depuis une dizaine d'années, nous avons surtout été alarmés par l'augmentation des températures, les canicules en été et l'allongement des périodes de sécheresse. Pour proposer des plantations plus résistantes au manque d'eau, les magasins ont mis en avant les plantes du Midi. C'était oublier un peu vite que certains étés sont toujours particulièrement humides et qu'en hiver, les vigilances inondations se multiplient. Or, les plantes résistantes à la sécheresse le sont rarement à l'inondation… surtout quand le sol est argileux, gorgé d'eau froide tout l'hiver et qu'en plus, il gèle ! Pour une lavande, un thym, un agave, c'est la mort assurée. S'il n'y a pas de plante miracle qui serait partout adaptée, voici des pistes à suivre en fonction des conditions particulières de votre jardin. Sans prendre trop de place dans un petit jardin ou dans un plus grand déjà bien occupé, ils supportent le soleil tout en ajoutant leur ombre en été. Savonnier (Koelreuteria pani-culata) : il porte en été des épis de fleurs jaunes mellifères suivies de capsules en forme de lanternes. Il aime le soleil, la chaleur, supporte la sécheresse et le calcaire. Rustique jusqu'à - 15 °C, protégez-le quand il est jeune. Hauteur : 5 à 8 m. Frêne à fleurs (Fraxinus ornus) : ses fleurs blanches visibles en avril-mai sont mellifères et ses feuilles bien colorées en automne. Haut de 7 à

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Nous Deux 4108 Nos meilleurs desserts au chocolat

Nos meilleurs desserts au chocolat

- 2 œufs - 12 cl de crème liquide - 300 g de chocolat noir pâtissier - 160 g de farine de blé - 60 g de noisettes concassées - 3 cl d’huile de noisette - 25 g de sucre en poudre - 10 g de levure chimique Sucre glace Sel fin 1. Préchauffez le four à 180 °C. 2. Cassez en morceaux 200 g de chocolat, et faites-les fondre au bain-marie ou au micro-ondes. 3. Dans un saladier, mélangez la farine, la levure chimique, le sucre et le sel. Fouettez les œufs avec la crème et l'huile. Incorporez ce mélange aux ingrédients secs, puis ajoutez le chocolat fondu et mélangez jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène. 4. Répartissez la pâte dans 6 minimoules à kouglof en silicone (vol. 25 cl), jusqu'aux trois quarts de la hauteur. Enfournez pour 15 minutes environ. Laissez tiédir, puis démoulez délicatement. 5. Faites fondre les 100 g de chocolat restants, et nappez-en les

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