Elsa descendit de l'autobus. Elle balança par-dessus son épaule son sac de voyage. Le matin même, elle y avait entassé quelques affaires et son ordinateur qui, au fil du temps, était devenu son plus fidèle compagnon. Elle cligna des yeux et regarda autour d'elle. La veille, elle avait griffonné quelques indications sur un calepin. Le mas devait se trouver à environ un kilomètre d'ici. Elsa se mit en route, un œil fixant le GPS de son téléphone. Elle recherchait le calme et le dépaysement. Nul doute que la région allait lui procurer le changement attendu. Depuis Lyon jusqu'à son arrivée aux Vans, les paysages avaient défilé derrière les vitres du bus, la plongeant dans un complet ravissement. Le soleil se cachait peu à peu derrière les collines. Elsa pressa le pas. À la sortie du village, elle emprunta un chemin qui s'enfonçait dans une forêt de chênes verts. Le chant des oiseaux l'accompagna jusqu'à une grande prairie au milieu de laquelle se dressait un mas. Celui-ci avait fière allure avec ses pierres claires, ses grandes terrasses et sa toiture à deux pentes. Elsa contourna la bâtisse, s'approcha d'une porte en bois massif et frappa vigoureusement à l'aide du heurtoir. L'oreille aux aguets, elle attendit patiemment jusqu'à ce que des pas lourds se fassent entendre de l'autre côté de la cloison. Une femme, chaussée de sabots, se tenait devant elle. - Bonjour ! Je suis Elsa, nous nous sommes parlé au téléphone hier soir, expliqua la jeune femme. - Oui, je vous attendais. Entrez… , fit son hôtesse, en reculant. - Merci. - Je vais vous faire visiter, suivez-moi… Fatiguée par son voyage, Elsa la suivit sans mot dire à travers un dédale de pièces et de couloirs étroits. - Nous y sommes, avertit la femme en poussant une porte. Attention aux
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