Pleine Vie - Le numéro 400 du 9 septembre 2019

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La Une de Pleine Vie n°400 du 09/09/2019

Au sommaire de ce numéro

Pleine Vie 400 UN VRAI COUP DE FOLIE

UN VRAI COUP DE FOLIE

Carmen Ramirez adorait son métier de femme de ménage depuis que, grâce à un employeur, elle avait découvert la lecture. C'était devenu une passion qui allait s'avérer problématique… Carmen Ramirez ne partait jamais de chez elle sans avoir lu son horoscope. Ce jour-là, il était écrit : “Sagittaire, vous menez une vie aventureuse et bien des obstacles se dressent sur votre route. Soyez sans crainte cependant. Jupiter, la planète de la chance, veille sur vous. Mais méfiez-vous des Poissons !” Carmen Ramirez resta songeuse. Se méfier des Poissons ? Elle en connaissait un de près, de très près même, son mari, Toni. Un homme qui avait souvent des accès de violence qui lui avaient déjà valu plusieurs séjours en prison. Elle referma le journal et se prépara pour sa journée. Elle était femme de ménage et s'occupait de trois maisons proches les unes des autres ; étant sérieuse et efficace, le bouche-à-oreille avait vite fonctionné. La première maison était sa préférée, car son propriétaire, Marc Ferry, était écrivain. Elle était éperdue d'admiration pour lui. Il se montrait discret, gentil, courtois, prenant le temps de discuter de son activité. - Je n'écris que des polars. Mes livres sont considérés comme des romans de gare, lui avait-il dit un jour. - Parce qu'on les trouve uniquement dans les gares ? avait-elle demandé avec naïveté. - Non, “romans de gare” est une expression qui veut dire que ce sont des ouvrages populaires. En règle générale, ils ne figurent pas sur les listes des best-sellers littéraires. - Pourquoi ? - Parce qu'ils sont faciles à lire et qu'ils n'intéressent pas les critiques. - Alors s'ils sont faciles à lire, c'est parfait pour moi, avait décrété Carmen. C'est ainsi que Marc Ferry lui avait offert toute la collection de ses polars, qu'il lui avait soigneusement dédicacés. Suivant ses instructions, elle avait commencé à lire le premier ouvrage

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Pleine Vie 400 Mon Comminges, entre nature et vertige

Mon Comminges, entre nature et vertige

Le Comminges, c'est la part la plus secrète, la moins connue, la plus sauvage des Pyrénées. Pourtant, il n'en fut pas toujours ainsi : au XIXe siècle, à l'initiative de l'impératrice Eugénie, l'épouse de Napoléon III, Bagnères-de-Luchon - que les gens du cru appellent simplement Luchon - était aussi célèbre que Saint-Tropez aujourd'hui, et tout ce que Paris comptait de notabilités et de plumes (les écrivains étaient alors aussi fameux que les acteurs et les chanteurs le sont de nos jours : The Times They Are a-Changin', chante Bob Dylan) prenait le train depuis la capitale pour y arpenter ses sentiers, escalader ses cimes et se baigner dans ses eaux thermales réputées depuis l'Antiquité. J'ai grandi aux portes de ces Pyrénées-là, à Montréjeau (Montrejau en gascon, c'est-à-dire “Mont Royal”), bastide édifiée au XIIIe siècle. C'est là que j'ai connu mes premiers émois littéraires, dans la petite Maison de la presse écrasée par le gros clocher octogonal de l'église. À quelques mètres, un belvédère - préambule à notre promenade - embrasse le panorama de la chaîne. Les mamelons du piémont À la sortie, direction Lannemezan, l'extravagant château néo-Renaissance de Valmirande, digne d'un conte de Perrault, est visitable quelques jours par an ; il m'a inspiré celui d'Éric Lombard dans

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Pleine Vie 400 Tous unis contre le gaspi !

Tous unis contre le gaspi !

Chaque année en France, près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable finissent… aux ordures. Un chiffre choquant quand on sait que 21 % des Français rencontrent des difficultés pour se nourrir trois fois par jour*. Les responsables de cet immense gâchis ? Tous les acteurs de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur, sans oublier transporteur, distributeur, restaurateur, etc. Heureusement, beaucoup ont pris conscience qu'il fallait changer de comportement, et de nombreuses initiatives voient le jour. GLANER POUR REDISTRIBUER Tous les mardis et vendredis depuis fin 2015, les membres de l'association Hologramme s'installent devant le kiosque citoyen du marché Daumesnil, dans le XIIe arrondissement de la capitale. Vers 13 h 30, quand les commerçants commencent à remballer, les bénévoles disposent sur leurs tables les cageots de fruits et légumes récupérés auprès des marchands habitués à donner ce qu'ils ne vendront pas. Jusqu'à 15 h, les passants viennent se servir, sauvant de la poubelle entre 300 et 500 kg de marchandise à

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Pleine Vie 400 En catamaran dans les îles Vierges

En catamaran dans les îles Vierges

Sur la table du déjeuner, à l'arrière du voilier, se côtoient des croquettes de fromage de chèvre, fondantes et croustillantes, une salade mêlant tomates et avocats assaisonnée d'une vinaigrette à la mangue, mais aussi tartare de thon, crevettes sautées, courgettes poêlées… Un festin d'autant plus appréciable après les baignades du matin et d'autant plus loué qu'il est réalisé avec les moyens du bord. Ina a grandi à Châteauroux avant de partir aux Caraïbes il y a vingt ans. Depuis dix-huit mois, elle régale les clients qui passent la semaine sur un catamaran, voguant d'une île Vierge paradisiaque à une autre. “J'adore faire la cuisine tant qu'on ne m' impose pas un menu , me confie-telle, très affairée dans sa cuisine de poche. Sur les bateaux, j' éprouve un sentiment de liberté et puis, quoi de mieux que d ' échanger avec des clients venus de tous horizons. Mais dites-moi, votre cocktail ananas-gingembre, vous le prendrez avec ou sans rhum ?” Comme

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Pleine Vie 400 La force des fragiles

La force des fragiles

Olivier Delacroix détonne et dénote dans un PAF sans une mèche qui dépasse. Généralement, ceux qui n'ont pas retenu son nom retrouvent la mémoire à l'évocation de fantaisies capillaires. “Mais, si, tu sais bien, c'est le mec aux dreadlocks !” Si sa tignasse lui a permis d'être identifié, c'est par le style de ses entretiens qu'il s'est singularisé. En 2011, après des débuts dans l'ombre de Christophe Dechavanne, l'intervieweur s'impose sur France 2 avec le magazine “Dans les yeux d'Olivier”. Sa patte ? Passer les cabossés à confesse avec une empathie qui faisait cruellement défaut aux curés de ses années collège. Comme celle de ses témoins, sa barque est chargée. Histoire familiale compliquée, deuils violents et blessures toujours en cours de guérison. Sa carrure de rugbyman et son passé de chanteur agité du groupe Black Maria laissent, à tort, imaginer un quinqua solide comme un rock. Mais pas besoin d'être très perspicace pour déceler chez lui une sensibilité à

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Pleine Vie 400 Plein pot sur les arbres fruitiers

Plein pot sur les arbres fruitiers

Si beaucoup d'arbres fruitiers sont cultivés en conteneur avant d'être vendus, la plupart, trop vigoureux, s'y sentent vite à l'étroit. Certains, en revanche, s'y adaptent très bien, du fait d'un développement naturel réduit ou d'un faible enracinement. Aujourd'hui, grâce aux fruitiers nains, aux arbres colon-naires ou aux arbustes, on peut transformer sa terrasse ou son balcon en paradis gourmand. Pour autant, les fruits qu'ils produisent sont aussi gros que s'ils avaient poussé sur de grands arbres : les récoltes sont abondantes, l'entretien minime, et nul besoin d'échelle pour récolter lesdits fruits ! C'est donc également envisageable au jardin si l'on veut éviter la fatigue. LES FRUITIERS NAINS Ce sont de petits arbres avec un vrai tronc, mais très court, et une couronne de branches qui poussent jusqu'à 1,50 m de

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