SVHS : Où en est le secteur des greffes et transplantations en France par rapport au reste du monde ? Laure Esposito : L a France est plutôt bien positionnée à l’échelle internationale, mais elle est encore loin d’un équilibre entre l’offre d’organes et les besoins ; et à l’échelle mondiale, la question de l’accès à la transplantation est beaucoup plus critique encore. Avec un système relativement structuré, l’activité est en progression, mais pas encore suffisamment au vu du nombre de patients en attente et du nombre de décès sur liste d’attente. La France reste confrontée, comme la plupart des pays, à un déficit d’organes par rapport aux besoins. La progression française a notamment été portée par les prélèvements à cœur arrêté [impliquant en particulier le protocole Maastricht 3, qui auto-rise le prélèvement d’organes sur des patients en arrêt circulatoire suite à une décision thérapeutique de limitation des soins, NDLR], en hausse de 12,8 %. Yvanie Caillé : Nous disposons d’un système de transplantation de grande qualité, mais nous ne comptons plus parmi les plus performants. L’Espagne est
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