C'est indéniable, l'océan est à la mode. Les projets promettant de le refroidir, de le désacidifier, ou encore de le verdir pullulent. “Il y a un véritable boom de la recherche en géo-ingénierie marine depuis environ dix ans, avec un éventail de technologies proposées extrêmement large”, indique Victor Brun, responsable science de la Plateforme Océan & Climat et premier auteur d'un article en cours de publication sur toutes ces pistes.Pour contrer les industriels intéressés, la recherche publique doit produire des données indépendantes FABRICE PERNET Biologiste marin à l'IfremerHélas, “aucune ne peut aujourd'hui être déployée à grande échelle sans faire peser des risques importants en raison d'incertitudes majeures”, souligne un rapport de l'Académie des sciences paru en octobre 2025, signé des plus grands noms de la climatologie française. La plupart souffrent des mêmes défauts, à des degrés divers. À commencer par un vrai déficit de recherche sur leurs impacts écologiques, aggravé par un manque de connaissances plus général sur l'océan. ÉVALUER LES IMPACTS SOCIAUX Si l'on ajoute, par exemple, de grandes quantités de fer ou de matières alcalines en un point de l'océan, comment cet apport va-t-il se diluer ; jusqu'où s'étendra son action ; comment les écosystèmes réagiront-ils ? Second point : “La recherche sur les impacts sociaux est insuffisante”, commente Victor Brun. Nombre des technologies proposées seraient
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