Les employés ont appris aux cétacés à remonter à la surface les morceaux de béton qui tombent au fond du bassin, s'inquiète Martin Böye, président de l'Association européenne pour les mammifères aquatiques (EAAM). Ces morceaux sont ensuite recollés avec de la résine, mais une chose est sûre : les bassins peuvent s'effondrer à tout moment. ” Non, ce n'est pas un extrait d'un journal satirique. C'est une réalité, et qui en dit long sur l'urgence de la situation au parc Marineland, à Antibes (Alpes-Maritimes), fermé depuis maintenant plus d'un an. Cachés par les gradins vides, quatorze mammifères tournent encore dans les bassins : deux orques -Wikie, âgée de 24 ans, et son fils Keijo, 12 ans - ainsi que douze dauphins. Leur santé reste bonne, mais le monde s'écroule petit à petit autour d'eux. Heureusement, ce calvaire devrait bientôt prendre fin : lors d'une réunion au ministère de la Transition écologique le 16 février dernier, la direction du parc, les structures d'accueil potentielles et des associations de protection animale ont pratiquement acté le futur des cétacés. MANQUE D'ANTICIPATION Pourquoi cela a-t-il pris
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