En Corée du Sud, on vend désormais plus de poussettes pour animaux domestiques que pour bébés ! Un symbole frappant : avec 0,75 enfant par femme, le pays affiche la fécondité la plus basse au monde… loin du seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1. Si le rythme se poursuit, sa population pourrait fondre de 95 % en quatre générations seulement. Ce cas est extrême, certes. Mais la tendance à la dénatalité gagne toute la planète, à l'exception de quelques pays d'Afrique et du Moyen-Orient. Avec 1,56 enfant par femme en 2025, la France résiste mais n'y échappe pas : depuis 2010, les naissances reculent et ont atteint, en 2025, un plus bas historique depuis l'après-guerre. Les décès ont pour la première fois dépassé les naissances, si bien que, sans immigration, la population diminuerait ! Vieillissement, tensions économiques, modèles sociaux fragilisés… Le phénomène inquiète, au point d'alimenter les appels du président Emmanuel Macron à un “réarmement démographique”. Faut-il pour autant s'alarmer ? Les causes de cette “dénatalité” sont bien identifiées, et multiples. Certaines sont économiques : la pénurie de modes de garde, les logements chers et les salaires bas n'incitent pas à faire des bébés. Ainsi, 1/3 des parents sont contraints de garder leur enfant de moins de 3 ans alors qu'ils ne le souhaitent pas ; les jeunes actifs ont
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