Quatre chanceux, pas un de plus, ont été invités à essayer la RC F LMGT3. Parmi eux, deux pilotes. Sur les deux restants, un confrère ayant l’habitude des circuits. Et moi, vilain petit canard du lot. « Costaud, le canard », chambre un mécanicien de l’écurie Akkodis ASP, fondée et gérée par Jérôme Policand. « Je vous demanderai d’être prudents, messieurs : les 24 Heures sont dans quelques jours », s’inquiète, légitimement, cet ex-pilote qui s’est aligné treize fois sur la course mancelle, avec quelques coéquipiers de prestige (Luc Alphand, Philippe Gache, Jordi Gené, Philippe Alliot) à bord d’autos qui ne l’étaient pas moins (Ferrari 333 SP, Courage Porsche, Corvette C6.R). La Lexus descend de la remorque qui l’a apportée depuis Toulouse. On ne passe pas un cheveu entre les jantes et le cadre du plateau. « Même si on a l’habitude, c’est toujours aussi galère de la faire voyager, celle-là », se crispe un autre mécano. Au milieu de ses congénères, la RC F LMGT3 en impose déjà, mais la voir, presque à l’étroit dans ce box de Lurcy-Lévis, impressionne vraiment. J’avais cru comprendre qu’une GT3
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