Au Mans, la vitesse est centrale, sauf qu'elle ne fait pas tout. Depuis 1923, les 24 Heures racontent autre chose qu'une simple histoire de chronomètre. Derrière les tours avalés, les relais de nuit et les moteurs poussés jusqu'à leurs limites, l'épreuve a longtemps servi de banc d'essai grandeur nature pour l'automobile. On y a cherché la fiabilité, la sécurité, l'efficacité, la résistance des pneumatiques, la maîtrise de la consommation. La légende s'est construite avec la conviction que ce qui tient vingt-quatre heures au Mans peut, demain, irriguer la route. C'est dans cette filiation que l'Automobile Club de l'Ouest inscrit aujourd'hui son engagement autour de l'hydrogène. Non comme un virage soudain, mais comme une continuité. Après avoir accompagné les grandes transformations de l'automobile, l'endurance veut désormais peser dans celle des mobilités bas carbone. « Depuis 2015, la réflexion était : il va falloir construire des véhicules sans émission CO2, donc comment fait-on ? », explique l'ACO. À l'époque, les échéances réglementaires se
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