Se parler vrai, drôle d'expression. Est-ce à dire que, la plupart du temps, nous nous parlons faux ? C'est qu'en bien des circonstances « nous n'exprimons, de nos ressentis, de nos aspirations, de nos goûts ou de nos craintes, que ceux dont nous avons appris, par expérience, qu'ils nous causeraient le moins d'ennuis possible », explique Nicole Rothenbühler, thérapeute sociale. Nous le faisons parfois délibérément, par précaution ou politesse, mais, bien souvent, cela se produit à notre insu. En raison de notre éducation, des règles qui prévalent dans notre milieu, mais aussi des jugements, des moqueries ou des rejets que nous avons subis, « nous portons des masques : nous adoptons une manière de nous montrer qui nous cache et nous protège, poursuit-elle. Mais privent nos relations de tout le potentiel d'amour, de compréhension, de soutien, de créativité, de coopération qu'elles pourraient receler ».Tomber les masquesN'est-ce pas dommage ? Alors que nous rêvons de relations profondes, harmonieuses, dans lesquelles nous pourrions être pleinement nous-mêmes, partager de la connivence, de la tendresse pour nos
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