hors-séries - Le numéro 97 du 15 octobre 2026

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La Une de hors-séries n°97 du 15/10/2026

Au sommaire de ce numéro

hors-séries 97 La voie pour mieux s'accepter du corps

La voie pour mieux s'accepter du corps

Que la nature nous ait bien pourvus n'y change rien : le regard que nous portons sur nous manque cruellement d'indulgence. Mais certains se voient avec des travers démesurés par rapport à la réalité. Il s'agit de « dysmorphophobie », une fixation négative sur des défauts imaginaires. Une chercheuse américaine en psychologie de l'éducation, Kristin Neff, autrice de S'aimer, comment se réconcilier avec soi-même (Belfond, 2026, lire aussi notre article « Soyons indulgents avec nous-mêmes ! », p. 50), constate d'ailleurs que notre regard est bien plus tendre sur les autres que sur nous-mêmes. Elle y voit des raisons principalement culturelles, dans une société où l'indulgence et la compassion sont considérées comme des faiblesses, et l'autocritique, comme la seule façon d'avancer dans la vie. L'idéal serait de tourner vers soi ce regard bienveillant que l'on pose sur ceux qui nous entourent. Être une « bonne mère » pour soi, adopter un regard plus juste, cela s'apprend, nous assure la sophrologue Michèle Freud. Tout comme apprivoiser

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hors-séries 97 D'où naît le regard sur soi ?

D'où naît le regard sur soi ?

Tout commence dans le ventre maternel, le premier environnement dans lequel l'identité de l'enfant se modèle déjà. « Les interactions neurophysiologiques entre la mère et le fœtus sont aujourd'hui bien documentées, indique la psychologue Hélène Romano. On sait par exemple que le bébé à naître perçoit le stress autant que l'optimisme, qui tous deux provoquent des changements hormonaux. » Il en va de même pour la bonne ou la mauvaise estime de soi, qui se projette de mère en fils ou fille. « Heureuse, sûre d'elle, soutenue par son entourage, la maman confère à l'enfant qu'elle porte une image positive ; fragile, en manque de confiance et dévalorisée par son ou sa partenaire, elle éprouve plus de difficultés : inconsciemment, elle peut craindre que ce bébé soit un problème qui aggrave la situation ou, au contraire, elle fantasme qu'il puisse en être une solution réparatrice. » On ne peut pas parler à ce stade d'estime

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hors-séries 97 « Je suis trop... »

« Je suis trop... »

Nous sommes nombreux à craindre d'être moins. Tout en rêvant d'être plus. « Plus » tels que nos parents le voulaient, « plus » comme ces people qui font la une des magazines… Être plus, mais jus qu'à quel point ? Puisqu'elles évoquent des rêves de bonheur, nos exigences de « mieux » sont sans limites. Et pourtant… Sandra a la séduction ; Barbara, tous les dons ; Xavier, des capacités intellectuelles hors normes ; Salomé, la richesse… Mais ce « plus » qu'ils possèdent et qui les différencie est pour eux source de souffrance. Présomptueux, arrogants, affabulateurs ? Le jugement de l'autre est souvent sans appel. Et entraîne le rejet. Sans fausse pudeur, ils se dévoilent, émouvants. Et si le complexe banal du « pas assez » et celui, plus excentrique, du « trop » étaient

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hors-séries 97 À travers bois

À travers bois

Le lieu le plus approprié est sans conteste une épaisse forêt de feuillus. On y trouve un sol, la plupart du temps libre de broussailles et dénué de branches basses dépassant des troncs. Les forêts de conifères sont très différentes, surtout quand les arbres sont très serrés. En effet, les branches mortes des épicéas, des pins et des douglas plantés à proximité les uns des autres sont comme des bras enchevêtrés qui se tendent pour mieux vous barrer le passage. Pour traverser un endroit comme celui-là, je privilégie la marche à reculons. Cela évite d'être fouetté au visage par une branche mal placée, ou pire, atteint aux yeux. De ce point de vue, la forêt de feuillus est bien plus accueillante. Un tapis d'herbe verte sous les arbres ? Non, il vaut

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hors-séries 97 Soyons indulgents avec

Soyons indulgents avec

Cette bienveillance envers les autres, à laquelle nous nous contraignons de plus ou moins bon gré, nous ne nous l'accordons que rarement. Nous sommes même parfois nos pires ennemis, nous assommant de méchancetés au moindre faux pas. « Depuis que je suis petite, je ne me pardonne rien. Dès que je fais une erreur ou qu'un de mes dossiers fait l'objet d'une remarque, j'ai aussitôt une petite voix intérieure qui me susurre que je suis nulle, même si la critique porte sur un détail », avoue Marianne, 45 ans, qui n'a connu ni échec particulier ni parents dévalorisants. Pour la psychanalyste Marie-Laure Colonna, il s'agit avant tout d'une affaire de culture : « Il n'y a qu'en Occident que l'on retrouve une telle détestation de soi. Les Orientaux sont bien

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hors-séries 97 Vers la bonne dose de narcissisme

Vers la bonne dose de narcissisme

Avoir une estime de soi solide et juste, c'est se donner la valeur que l'on mérite, ni plus ni moins, savoir reconnaître ses atouts comme ses fragilités. Seulement, la balance peut trop pencher d'un côté ou de l'autre : « l'hypo-narcissisme » fait penser qu'on est nul, pas à la hauteur, décidément décevant ; « l'hyper-narcissisme », qu'on est supérieur, exceptionnel, au-dessus du lot. Vaut-il mieux être dans le trop que dans le pas assez ? Ni l'un ni l'autre, puisque se surestimer est souvent une façon maladroite de compenser les failles que l'on juge, en soi, intolérables. « Cette dévalorisation ou cette survalorisation vient pour beaucoup des idées que l'on s'est peu à peu forgées sur soi » (voir notre article

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