Alpine rime avec légèreté et l'A110 en est le symbole éclatant. À l'image d'une 911 chez Porsche, elle est l'icône fondatrice, ce totem intemporel qu'on ne bouscule pas impunément. Avant que sa production ne s'arrête cette année et qu'elle ne soit remplacée par une variante électrifiée, la berlinette demeure cette fine lame née à Dieppe, vive, presque insolente dans un monde qui a pris du poids. Elle incarne cette communion rare et viscérale entre l'homme et sa machine, que l'on pensait disparue et que l'électrification met aujourd'hui à l'épreuve. Porsche, de son côté, n'a jamais vraiment eu besoin de se justifier et continue d'incarner une certaine idée de la sportivité, solide, méthodique et assumée. Mais l'époque change. Les silhouettes se font plus hautes, plus larges, plus lourdes. Les SUV dominent, les batteries s'imposent et l'on veut toujours plus d'espace sans renoncer au frisson que promet un blason prestigieux. Avec la nouvelle A390, Alpine, paraît-il, ne renie rien, il enrichit. Cinq portes, quatre roues motrices, trois moteurs électriques et plus de deux tonnes. Une familiale, certes, mais pas un SUV, la marque préfère évoquer un “sport fastback”. La nuance n'est pas anodine, il s'agit moins de rejoindre une catégorie que de l'interpréter à sa manière. Et cela se voit. La Normande affiche des proportions tendues, des hanches marquées et une signature lumineuse archi travaillée, quand le Macan, plus consensuel dans ses lignes, cultive cette retenue allemande qui rassure autant qu'elle affirme. C'est le deuxième modèle full électrique de l'histoire du petit constructeur français après la citadine A290 lancée en 2024, il doit élargir la clientèle (en attirant notamment les professionnels) et installer durablement Alpine dans un paysage premium où l'image
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