Item sans titre Voulue plus habitable et plus accueillante que la puce 4CV, la Dauphine surprend par sa taille et par sa silhouette : quel contraste avec sa devancière ! Avec 29 cm de plus que sa minuscule aînée, elle atteint 3,95 m. Et sa robe jugée avenante adopte des formes rondes inspirées par la grande berline Frégate : tout à fait dans l'air du temps. De façon très moderne, ses ailes sont intégrées totalement aux flancs, sans plus aucune proéminence. La surface vitrée a été fortement agrandie, signe évident de bonne visibilité pour le conducteur et de luminosité agréable pour les occupants. Des occupants traités avec bien des égards, puisque la nouvelle venue se pare d'une sellerie moins rudimentaire qu'auparavant, avec des sièges au rembourrage séduisant. Sur le papier, la suspension à quatre roues indépendantes est prometteuse. La planche de bord en plastique clair et non plus en tôle comme sur la 4CV n'atteint pas des sommets de luxe. Mais, avec ses deux vide-poches sans couvercle à ses extrémités, elle apparaît plaisante et bien présentée aux yeux de l'immense majorité des clients. Moteur ? À l'arrière, bien sûr Pour les concepteurs, il va de soi que la nouvelle berline va conserver son architecture à moteur arrière. Pourquoi ? Tout simple : à l'époque, cette solution plutôt moderne permet de se passer d'un arbre de transmission encombrant qui gêne les pieds des occupants. Et le schéma technique est hérité de la devancière. Il va tout naturellement être reconduit. Mais avec un sérieux inconvénient : avec l'accroissement des dimensions, le déséquilibre de poids entre l'avant et l'arrière se trouve accru. Le moteur en porte-à-faux sur l'essieu postérieur amène à une répartition complètement déséquilibrée des masses : 62 % sur l'arrière. Résultat : le comportement de la nouvelle venue est totalement flottant. La Dauphine sera carrément la Renault à moteur arrière tenant le moins bien la route ! Pire que sur la 4CV, et pire que sur la R8 qui suivra. C'est avec elle que bien des automobilistes auront le réflexe de mettre des sacs de sable dans le coffre avant, histoire de lester un peu les roues antérieures qui sinon peinent à faire prendre les virages à la voiture, pour peu que la vitesse d'approche soit légèrement élevée. La Dauphine se montre aussi extrêmement baladeuse de l'arrière-train, tendance qui atteint des sommets sur le mouillé et sur les routes bosselées. Tout cela en raison de ce satané essieu oscillant monté à l'arrière, incapable de maintenir les roues dans leur axe naturel. Bref : une Dauphine, à moins de s'en tenir à des allures très, ››› très ralenties, ça se pilote. Ou ça punit radicalement son
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