Ne pas s'acquitter de son dû lorsque l'on occupe une place sur la voirie n'est plus puni d'une amende pénale. Car, début 2018, le stationnement payant a été “dépénalisé”. Et le PV national à 17 € pour défaut de paiement a disparu au profit du forfait de post-stationnement (FPS), dont chaque maire est libre de déterminer le montant *. C'est ainsi que la même faute peut aujourd'hui coûter 10 € ici, 60 € là, et 25 € en moyenne.Les édiles ont aussi toute latitude pour définir les modalités de contrôle du stationnement payant. Si la majorité d'entre eux continuent de confier cette mission à des agents municipaux, les maires de 14 % des villes ont fait le choix de déléguer la verbalisation à des prestataires privés. Avec la promesse d'un accroissement des contrôles, donc d'une multiplication des FPS (désormais encaissés directement parles villes, avant réversion partielle aux métropoles).Paiement spontané et PV en hausse ? Le double jackpot ! Mais le vrai “jackpot”, pour toutes les communes, devrait provenir des recettes du paiement spontané, argent ne revenant qu'aux municipalités. Car les usagers, poussés parla crainte du FPS à prix d'or, ont tendance à (re)découvrir l'existence des horodateurs ou des applications de paiement sur smartphone. Et bon nombre de villes se félicitent déjà des résultats positifs de la réforme, tant en matière d'amélioration de la rotation des véhicules (seul objectif officiel affiché…
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