Depuis le début de l’année, les hybrides représentent une voiture neuve sur deux vendue en France. Du moins si l’on additionne toutes les technologies regroupées sous cette appellation. Car ce chiffre est à relativiser… A elles seules, en effet, les micro-hybrides (MHEV) représentent près de 23 % du total. Or, ces systèmes généralement constitués d’un simple alternodémarreur ne permettent pas de rouler en électrique, même sur de courtes distances. Les “vraies” hybrides, qui nous intéressent dans ce dossier, se divisent en réalité en deux grandes familles : les full hybrid (FHEV) et les hybrides rechargeables sur secteur (PHEV). Les premières (environ 21 % du marché) stockent l’énergie récupérée au freinage, afin de rouler de temps à autre en électrique, et d’aider le moteur thermique à l’accélération (ce dernier sert aussi de générateur principal chez certains constructeurs asiatiques). Les modèles rechargeables, eux (environ 6 % du marché), disposent d’une batterie plus importante et doivent être branchés pour exploiter pleinement leur potentiel électrique (plusieurs dizaines de kilomètres en mode “zéro émission”). Hélas très lourds de par leur conception, ils sont de moins en moins attractifs financièrement à cause du malus au poids, et malgré l’abattement forfaitaire de 200 kg (1). D’où des ventes en retrait…La Chine dans le (rétro)viseurCela posé, si l’on s’intéresse uniquement aux hybrides capables de se déplacer réellement en électrique (FHEV et PHEV), leurs immatriculations représentent un bon quart du marché du neuf français. Un niveau déjà considérable, qui explique pourquoi cette technologie devient un nouveau terrain de conquête pour les constructeurs de l’empire du Milieu. Un choix stratégique, puisque les hybrides fabriquées en Chine échappent aux droits de douane appliqués aux voitures électriques depuis octobre 2024. Reste que cet avantage pourrait être de courte durée… L’Union européenne planche en effet sur de nouveaux tarifs douaniers, a priori à l’encontre des seuls PHEV “made in China”. De quoi compliquer malgré tout la percée de ces derniers, alors même qu’ils commencent à prendre pied sur un marché jusqu’ici dominé par les constructeurs européens et japonais (Toyota en tête). En attendant, vous pourrez constater que leur présence dans nos “meilleurs choix” n’a désormais plus rien de symbolique…Votre budget : 20 000 € Un juste
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