Le 16 décembre 1895, Frédégonde de Guiraud, Saint-Saëns et Dukas tombe au palais Garnier. La semaine suivante, boulevard des Capucines, premières projections commerciales des frères Lumière. Changement d'ère. Tout de suite le jeune cinéma prend au vieil opéra ses mœurs, ses décors, ses histoires. En 1904, sans orchestre ni parole, Georges Méliès adapte Le Barbier de Séville et la Damnation de Berlioz. Carmen ne tarde pas : en 1915 s'affrontent, dans deux films voisins, l'actrice cantatrice Geraldine Farrar et la première vamp des salles obscures, Theda Bara. Muettes l'une et l'autre, comme Cavalleria rusticana de Victorin Jasset, Rigoletto du spécialiste André Calmettes, Fra Diavolo d'Alice Guy (1912, année qui voit paraître une Manon et un Mignon), et cetera
Le contenu complet de cet article est réservé aux abonnés. Vous pouvez également acheter Diapason n°748 au format digital. Vous le retrouverez immédiatement dans votre bibliothèque numérique KiosqueMag.
Voir plus