Diapason - Le numéro 755 du 30 avril 2026

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La Une de Diapason n°755 du 30/04/2026

Au sommaire de ce numéro

Diapason 755 Handel en Italie

Handel en Italie

Illustre compositeur allemand, a passé la plus l'ont en quelque sorte adopté, et se sont « grande partie de sa vie chez les Anglais, qui approprié la gloire de ses travaux. » Ainsi le savant François-Joseph Fétis ouvre-t-il en 1834 l'article « HAENDEL (Georges-Frédéric) » dans sa Biographie universelle des musiciens. Ouvrage très répandu qui brosse le portrait, admis jusqu'aux années 1970, d'un vieux maître allemand faiseur d'oratorios que l'Europe, Grande-Bretagne mise à part, se figurait germaniques. Exilé à Londres après le coup d'Etat de Louis-Napoléon, le député abolitionniste Victor Schoelcher rentre à Paris aussitôt l'empereur défait en 1870, les bras chargés de quatre mille documents relatifs au héros qu'il s'est choisi outre-Manche et qui lui doit sa première biographie savante, The Life of Handel (toujours inédite dans sa version française originale). Le chœur des « haendéliens » se partagera désormais entre quelques anglophiles héritiers de Schoelcher et les légions germanotropes éclairées par Fétis, Ernest David ou Romain Rolland. Illustre compositeur allemand installé en Angleterre, illustre compositeur anglais né en Allemagne, chacun sa foi. Le patient Friedrich Chrysander eut beau publier à partir de 1858 ses œuvres (quasi) complètes en cent volumes, cantates, oratorios et opéras italiens restaient sans voix. Curiosités de bibliothèque. Au concert, une sonata douteuse, une aria antica réharmonisée, quoi d'autre ? Rien au théâtre évidemment. Si Ottone ou Berenice, composés à Londres, ont droit de cité, les ouvrages italiens écrits en Italie se voient la plupart du temps ignorés. Le futur architecte du Messie et des Royal Fireworks ne serait passé par Rome et Venise que pour se faire la main. « Années d'apprentissage », « laboratoire ». En 1889, réponse au Händel français d'Ernest David, l'historien toscan Alessandro Ademollo esquisse un premier pas : vingt-cinq pages de la Gazzetta musicale di Milano qu'il voue à « G. F. Haendel in Italia ». En 1909, Richard Alexander Streatfeild fait paraître sa propre biographie du compositeur et un bref quoique sérieux « Handel in Italy » dans la revue oxonienne The Musical Antiquary. La rumeur se répand : au sud, le jeune prodige a ébloui les plus illustres familles, maint ouvrage majeur serait né entre Venise et Naples. Après Streatfeild, tous les biographes proposent leur chronologie (hasardeuse, jusqu'aujourd'hui même), cherchent le trésor caché, empruntent ces voies nouvelles. Sans trop de succès auprès des musiciens : quand le Dr Oskar Hagen ressuscite Rodelinda à Göttingen (puis Ottone, puis Giulio Cesare, ou plutôt Julius Caesar, en 1922 l'opéra seria ne se concevant que traduit, écourté, transposé, le moins éloigné possible de Lohengrin), nul ne songe à exhumer La resurrezione ou le Delirio amoroso. Alerte sous le ciel noir de 1943 lorsque le chef aryen Richard Kraus laisse entrer une Agrippina allemande, réduite, réécrite, au festival de Halle. Et premier exploit en 1957 quand l'organiste Rudolf Ewerhart publie deux motets inédits composés par Handel pour un protecteur mal connu, le marquis Ruspoli. Ces œuvres proviennent d'un fonds autrefois acheté à la famille Ruspoli par le collectionneur Fortunato Santini et acquis par la bibliothèque de Münster au milieu du XIXe siècle. Fonds très précieux puisque n'y figurent pas les autographes du compositeur (à Londres depuis toujours) mais les copies relues et

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Diapason 755 11 étages phono de 1250 € à 9990 €

11 étages phono de 1250 € à 9990 €

Une belle pièce de design ce Gaia Prestige. Son capot noir et son bandeau arrondi aux quatre coins forment comme un écrin pour les deux tubes doubles triodes ECC82/12AU7 mis en majesté grâce à une boîte en inox fermée par une vitre coulissante où flotte une discrète teinte orangée, celle des filaments et d'une diode cachée. L'intention, louable, est d'« offrir une grande liberté de personnalisation et permettre d'affiner la sonorité » en jouant de différents modèles de tubes. Toujours sous l'angle de la personnalisation, le bandeau existe en sept coloris différents, dont ce rouge Big Calm qui lui va comme un gant. Autre raffinement : pas de commandes apparentes. Seulement un logo à l'avant qui s'éclaire à la mise en route, celui de l'entreprise polonaise dirigée par Maciej Lachowski qui a confié le design de sa ligne Evolution au studio Kabo & Pydo, lauréat de nombreux prix. L'interrupteur général ? Dissimulé sous le plancher. Les autres commandes ? A l'arrière, jouxtant un double jeu (entrée/sortie) de RCA d'excellente facture, une borne de masse vissante et un inverseur à glissière pour la dissocier de la terre, un poussoir pour le choix MM/MC et un autre pour ajouter +6 dB de gain. Le constructeur annonce 42 dB en MM et 60 dB en MC. Le premier étage (gain MC) est confié à des amplis op Supreme Sound Burson V5i, la correction RIAA étant gérée au niveau des étages à tubes (section MM). La réalisation est irréprochable, à un degré quasiment jamais atteint sur un étage phono de ce prix. L'écoute L'alimentation est interne, à partir d'un transfo toroïdal Toroidy.pl, d'un fabricant lui aussi basé en Pologne. Silencieuse, elle l'est, on peut le constater. L'écoute démarre en MC et montre d'emblée sur le concerto de Mason Bates avec Daniil Trifonov au piano (extrait C) un côté ample et respirant. Tout va bien, alors ? Oui, dès lors que l'on ne part pas d'une cellule MC à niveau de sortie trop bas comme l'E.A.T. Jo No 5 et ses 0,33 mV. Dans ce cas, même avec le gain en position +6 dB, on manque significativement de structure. Dommage, car le son est agréable, plein de finesse, faisant la part belle à un médium exploré avec délicatesse sur fond de scène sonore agréablement vaste et non projetée, mais avec un déficit notable de poids et de mordant dans la région grave/bas-médium. Associons, pour voir, le transfo Phasemation T-600 (cf. ci contre) attaquant le Gaia Prestige en position MM. Changement de paradigme : le grave revient en force sans rien perdre de son caractère organique assorti d'une richesse des timbres imputable à l'étage à tubes. On retrouve de la consistance, du délié et du mordant. Bilan : avec ou sans transfo, le Gaia Prestige est un peu Dr Jekyll et Mr Hyde. Les + : Un bel étage phono, compétent en MM. Les - : A exploiter plutôt avec un transfo en MC. delta-audio. fr Pas facile de se repérer au sein de l'impressionnante gamme d'étages phono signés European Audio Team, société basée en Slovaquie, cousine de Pro-Ject, avec qui elle partage quelques traits communs dans la philosophie, à commencer par la promotion d'architectures hybrides ou intégralement à lampes, voire symétriques s'agissant des modèles E-Glo Petit B et E-Glo FB. Tout en haut de cette série règne en maître l'E-Glo FB, un étage phono entièrement à tubes, exempt de semi-conducteurs, totalement state-of-the-art dans

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Diapason 755 Miserere

Miserere

Miserere ? C'est l'incipit du Psaume LI de l'Ancien Testament. « Aie pitié de moi, Dieu, dans ta grande miséricorde » : le roi David exprime son repentir, fustigé par le prophète Nathan pour avoir séduit et mis enceinte Bethsabée, l'épouse d'un officier dont il a provoqué la mort. Ce texte de contrition refermait les offices des Ténèbres de la semaine sainte, célébrés au cœur de la nuit. Cérémonial spectaculaire Semblant « à la seule lecture d'une simplicité propre à faire douter de l'effet merveilleux qu'il provoque », observe Charles Burney en 1771 dans The Present State of Music in France and Italy, le Miserere d'Allegri « doit sa réputation davantage à la manière dont il est exécuté qu'à sa seule musique ». Et en effet, dans la chapelle privée des papes (la célèbre Sixtine), il résonne à la faveur d'un cérémonial spectaculaire. « Le pape et le conclave, poursuit Burney, se tiennent prosternés contre le sol. Les cierges de la chapelle et les flambeaux de la balustrade sont éteints les uns après les autres, enfin le dernier verset de ce psaume se termine à deux chœurs, et tandis que le maître de chapelle ralentit insensiblement la mesure, les chanteurs éteignent l'harmonie avec l'ensemble le plus parfait qui soit. » Le prêtre romain Gregorio Allegri a quarante-sept ans lorsqu'il rejoint en 1629, comme chantre, les chœurs de la Sixtine où il

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Diapason 755 L'irrésistible appel du chant français

L'irrésistible appel du chant français

C'est le destin typique d 'une mezzo-soprano normande de type Falcon partie explorer le bordelais lyrique. Etant remontée à la capitale hexagonale (où elle passe notamment par l'Académie de l'Opéra de Paris entre 2019 et 2021) le baluchon rempli de partitions, elle se trouva fort bien accueillie par une profession ravie de tomber sur un oiseau au plumage d'une telle singularité. C'est son travail avec le Palazzetto Bru Zane - donc avec les frères Alexandre et Benoît Dratwicki - qui lui ouvrira bien des portes. Et elle n'est pas de celles qui les enfoncent en râlant « bigre ! encore une rareté à étudier ! » C'est tout l'inverse : si le koala semble se régaler de pousses de bambou, Marie-Andrée Bouchard Lesieur se délecte, elle, de partitions tombées dans l'oubli. Seriez-vous prise d'une

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Diapason 755 17 rendez-vous à ne pas manquer

17 rendez-vous à ne pas manquer

1. Lucie de Lammermoor de Donizetti Du 30 avril au 10 mai, Paris, Opéra-Comique. Lucie (et non Lucia ) de Lammermoor : la salle Favart présente la version française du drame donizettien, non pas en simple traduction mais en adaptation. Certains personnages disparaissent, d'autres sont plus développés et la tessiture de la protagoniste tire davantage vers l'aigu. Autant dire qu'elle conviendra à merveille au soprano colorature d'une Sabine Devieilhe mettant une fois encore ses pas dans ceux de Natalie Dessay, qui aborda ainsi le rôle-titre (avant de le chanter en italien). Au sein d'un cast heureusement francophone, cette Lucie a pour frère abusif Etienne Dupuis et s'éprend de l'Edgar campé par le tendre Léo Vermot-Desroches. Cheffe de théâtre aguerrie, Speranza Scappucci dirige l'Insula Orchestra prêté par Laurence Equilbey. C'est enfin Evgeny Titov qui signe le spectacle : sera-t-il aussi décapant que sa récente Salomé berlinoise ? Item sans titre 2. Martha Argerich et Ivo Pogorelich Le 3 mai, Paris, Philharmonie. On se souvient encore du scandale que causa en 1980 l'élimination d'Ivo Pogorelich avant la finale du concours Chopin, injustice qui provoqua le départ retentissant d'une certaine Martha Argerich du jury. Quatre décennies plus tard, le compositeur polonais

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