Au jeu de construction militaire de deux Corées antagonistes, le Nord communiste agresseur est de loin le mieux mobilisé et préparé, avec les mêmes armes qu'en 1945. Il aligne, en juin 1950, 223 000 hommes en uniforme, dont 53 000 gardes-frontières et de sécurité intérieure. Ces forces, bien entraînées, sont placées sous les ordres du général Choe Yong-gon, vétéran des guerres civiles chinoises et bras droit du dirigeant Kim Il-sung. Son corps de bataille proprement dit comprend 135 000 hommes organisés en dix divisions équipées selon les standards « basiques » soviétiques de 1945 : une infanterie essentiellement à pied, appuyée par un assortiment de 270 pièces d'artillerie, dont 120 excellents canons automoteurs SU-76 et 150 pièces tractées de 122 mm à la fois puissantes et portant loin.Des forces bassesLa Corée du Sud, en dépit de son avantage démographique (vingt millions d'habitants contre dix) et du parrainage américain, présente des forces moins nombreuses et solides : 98 000 hommes, dont 65 000 de troupes combattantes, ventilées en huit divisions. Seulement la moitié d'entre elles sont équipées à l'américaine. On serait tenté d'y ajouter, pour faire masse, 48 000 policiers armés, mais, contrairement au Nord, ceux-ci ne
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