Guerres & Histoire - Le numéro 90 du 8 avril 2026

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La Une de Guerres & Histoire n°90 du 08/04/2026

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Guerres & Histoire 90 LORD KITCHENERASCENSION ET CHUTE DU PÈRE DE LA NEW ARMY

LORD KITCHENERASCENSION ET CHUTE DU PÈRE DE LA NEW ARMY

Le 24 juin 1850, dans le comté irlandais de Kerry, Horatio Herbert Kitchener ne naît pas une cuillère d'argent dans la bouche. Tout juste appartient-il à la gentry - la bonne société - anglo-irlandaise, comme troisième enfant du désargenté et excentrique lieutenant-colonel Henry Horatio Kitchener, et de sa première épouse, Frances Anne Chevallier, descendante d'une famille de huguenots français exilés après la révocation de l'édit de Nantes, en 1685. En 1864, les Kitchener déménagent en Suisse pour soigner la tuberculose de la mère, qui meurt néanmoins la même année. Le jeune Herbert - son prénom d'usage - étudie à Genève puis, en 1868, intègre la Royal Military Academy de Woolwich, qui forme les officiers d'artillerie et du génie. Une excellente école, mais regardée avec de la commisération par la haute société. Un gentleman qui s'y inscrit « déroge » quelque peu… À peine Kitchener en sort-il diplômé qu'il participe à une mission d'exploration dans le désert de Judée, collaborant à la première cartographie précise de cette région alors ottomane, mais intéressant beaucoup les Britanniques pour sa proximité avec le canal de Suez. L'improbable ascension En Judée, Kitchener travaille sous l'égide de Sir Charles Wilson (1836-1905). Le directeur du département topographique du War

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Guerres & Histoire 90 UNE GUERRE SANS VAINQUEUR NI VAINCU ?

UNE GUERRE SANS VAINQUEUR NI VAINCU ?

La guerre de Corée s'achève le 27 juillet 1953 par un armistice qui suspend les hostilités sans y mettre un terme légal. Le conflit est « gelé » le long de la « DMZ », une zone démilitarisée de quatre kilomètres de profondeur, établie de part et d'autre de la ligne de front. En apparence, et excepté le tracé d'une nouvelle ligne de partage entre le Nord et le Sud aux environs du 38e parallèle, c'est un retour au statu quo ante bellum qui perdure jusqu'à nos jours. Mais derrière ce match nul apparent se cache une réalité géopolitique plus complexe. L'absence de victoire militaire définitive - rendue impossible par les rapports de force entre blocs plus que par le seul paramètre nucléaire - laisse, en particulier aux États-Unis, un arrière-goût de défaite. La Corée y devient vite la « guerre oubliée ». Pourtant, à l'heure des bilans, Washington n'est pas le belligérant qui s'en tire le plus mal.Deux Corées en ruinesSi la guerre n'a pas de vainqueur clair, elle a en tout cas une victime évidente : le peuple coréen, qu'il vive au sud ou au nord de la nouvelle DMZ. Au terme de trois ans, un mois et deux jours d'une guerre aussi bien marquée par la violence politique à l'arrière que par les combats acharnés au front, le bilan humain est terrifiant : entre 1,6 et trois millions de tués, dont 750 000 morts confirmés au Sud. Nombre de victimes sont

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Guerres & Histoire 90 AUX ORIGINES DE LA GUERRE DE CORÉE

AUX ORIGINES DE LA GUERRE DE CORÉE

Au début du mois d'août 1945, les bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, plutôt que de décider la reddition nippone, s'avèrent être un levier puissant pour précipiter l'offensive soviétique. Bien que sonnés, les Japonais ne saisissent pas tout de suite la différence de nature entre ces deux bombardements et, par exemple, les engins incendiaires qui ont rasé Tokyo en mars 1945. Le 9 août, parties de Mongolie et de Sibérie orientale, les forces mécanisées soviétiques envahissent le Mandchoukouo, orgueil du Japon. L'objectif de Staline est de venger l'humiliation de 1905 et de retrouver une position forte en Extrême-Orient. Malgré une résistance désespérée qui dure jusqu'au 16 août et lui coûte près d'un million d'hommes, essentiellement des prisonniers, l'armée impériale se fait écraser. Les avant-gardes de l'Armée rouge pénètrent également en Corée, colonie japonaise depuis 1910 et fleuron industriel de l'Empire, notamment pour ses barrages hydroélectriques installés sur le fleuve Yalu, les plus modernes du monde hors États-Unis. La perte rapide de la Corée et de la Mandchourie est si rude que le Japon capitule le 15 août. Une partition improvisée La division de la péninsule coréenne en deux zones résulte d'un bricolage technique improvisé : dès la nuit du 10 au 11 août 1945, deux colonels américains évaluent en trente minutes que le 38e ligne de partage à proposer aux Soviétiques pour se répartir le désarmement des forces japonaises. Pris de court par la proposition

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Guerres & Histoire 90 SOLIFERREUM LE JAVELOT DE FER GALLO-IBÉRIQUE

SOLIFERREUM LE JAVELOT DE FER GALLO-IBÉRIQUE

Le soliferreum (au pluriel, soliferrea ) se caractérise par sa hampe entièrement métallique qui le distingue de la lance ou de la pique à hampe en bois, ainsi que du pilum romain à hampe semi-métallique. Le nom moderne de soliferreum provient de l'homonyme latin signifiant « tout en fer », par lequel plusieurs textes le décrivent à partir du Ier siècle av. J.-C. L 'imputrescibilité du métal a permis la conservation de quelques exemplaires complets (ce qui n'est jamais le cas pour les autres armes d'hast de la même

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Guerres & Histoire 90 TROIS MILLIONS DE MORTS POUR RIEN ?

TROIS MILLIONS DE MORTS POUR RIEN ?



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Guerres & Histoire 90 LE RÔLE (DÉCEVANT) DU COUPLE CHAR-AVION EN CORÉE

LE RÔLE (DÉCEVANT) DU COUPLE CHAR-AVION EN CORÉE

Au jeu de construction militaire de deux Corées antagonistes, le Nord communiste agresseur est de loin le mieux mobilisé et préparé, avec les mêmes armes qu'en 1945. Il aligne, en juin 1950, 223 000 hommes en uniforme, dont 53 000 gardes-frontières et de sécurité intérieure. Ces forces, bien entraînées, sont placées sous les ordres du général Choe Yong-gon, vétéran des guerres civiles chinoises et bras droit du dirigeant Kim Il-sung. Son corps de bataille proprement dit comprend 135 000 hommes organisés en dix divisions équipées selon les standards « basiques » soviétiques de 1945 : une infanterie essentiellement à pied, appuyée par un assortiment de 270 pièces d'artillerie, dont 120 excellents canons automoteurs SU-76 et 150 pièces tractées de 122 mm à la fois puissantes et portant loin.Des forces bassesLa Corée du Sud, en dépit de son avantage démographique (vingt millions d'habitants contre dix) et du parrainage américain, présente des forces moins nombreuses et solides : 98 000 hommes, dont 65 000 de troupes combattantes, ventilées en huit divisions. Seulement la moitié d'entre elles sont équipées à l'américaine. On serait tenté d'y ajouter, pour faire masse, 48 000 policiers armés, mais, contrairement au Nord, ceux-ci ne

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