Au début du mois de juillet 1950, « l'attaque armée non provoquée » du sud de la péninsule par les forces communistes du Nord oblige les troupes de Séoul à un repli en catastrophe vers le port de Busan. Profitant de l'absence de la délégation soviétique, qui boycotte l'institution depuis des mois, le Conseil de sécurité de l'ONU vote une série de résolutions donnant mandat à ses membres pour porter assistance à la Corée du Sud. Vingt et un pays répondent à l'appel à un titre ou un autre, dont seize fournissent des troupes (voir l'infographie p. 31). Ce sont évidemment les États-Unis qui forment le gros de la colonne et se voient confier les manettes. Et qui d'autre placer à la tête de l' United Nations Command (UNC) pour « faire le job », sinon la figure populaire de Douglas MacArthur, 70 ans, le Big Chief des forces américaines du Pacifique, héros de guerre charismatique et plusieurs fois médaillé, l'homme du I Shall Return et de la capitulation japonaise de 1945, le seul maréchal de toute l'histoire du pays ?L'ange de SéoulSi
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