Avec un prélèvement annuel total estimé à environ 5 millions d'individus, le pigeon ramier occupe la première place du tableau général français. Logique donc que ce beau gibier 100 % naturel suscite un tel engouement, et qu'il remplace désormais dans le cœur de nombreux chasseurs lapin, lièvre et perdrix partout où ces espèces font défaut. Outre cette abondance liée à l'augmentation des populations sédentaires et hivernantes d'oiseaux bleus en France, et à leur extension vers le sud, ce report d'intérêt s'explique aussi par la diversité des modes de chasse auxquels ils se prêtent. Même si, en hiver, ceux-ci se limitent à différentes techniques d'affût s'inspirant des méthodes anglaises, assorties d'un zeste de savoir-faire français dans les grandes plaines céréalières du Centre, du Nord et du Bassin parisien, ou pratiquées à partir de palombières et de cabanes de chasse plus sommaires dans le Sud-Ouest. UN OISEAU EN PLEINE EXPANSION Le ramier a fait l'objet de nombreuses études de l'Office français de la biodiversité (OFB) et du GIFS (association regroupant les 13 fédérations des chasseurs du Sud-Ouest) portant sur ses routes migratoires, ses quartiers d'hivernage, les tendances démographiques de ses populations sédentaires et la progression de ses effectifs nicheurs vers le sud. Baguages, comptages flash en janvier, points d'écoute printaniers (localisation des mâles chanteurs), suivis radar et satellitaires par le biais de balises Argos ont éclairé d'un jour nouveau cet oiseau en pleine expansion. Ces travaux confirment son étonnante plasticité, qui lui a permis non
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